BNP Paribas absorbe le choc COVID-19 sans dommage

AWP

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Malgré la flambée des provisions pour faire face aux défauts de paiements au 2e trimestre, le groupe parvient à dégager un bénéfice net de 2,3 milliards d’euros.

BNP Paribas a traversé sans dommage le deuxième trimestre, marqué par le confinement, avec un bénéfice net en recul à 2,3 milliards d’euros (2,5 milliards de francs) et ce malgré la flambée des provisions passées par le groupe bancaire pour faire face aux défauts de paiements de ses clients.

A l’image de l’ensemble du secteur bancaire mondial, la banque française a fortement augmenté son coût du risque, soit le montant de ses provisions pour parer à des pertes potentielles. En l’espace d’un an, celui-ci a plus que doublé atteignant 1,4 milliard d’euros à fin juin.

Entre avril et juin, le groupe précise avoir revu à la hausse ses provisions à hauteur de 329 millions d’euros au titre de «pertes attendues», signifiant que d’ores et déjà 1,1 milliard d’euros ont été perdus en faillites et défauts de paiement.

En dépit de cela, le groupe a réussi à gonfler de 4% son produit net bancaire (PNB) --équivalent du chiffre d’affaires-- à 11,7 milliards d’euros.

A l’origine de cette poussée d’activité: la banque de financement et d’investissement (BFI ou CIB en anglais) dont les revenus ont progressé de plus de 30% entre avril et juin.

Le groupe se félicite dans un communiqué d’avoir joué un «rôle moteur pour le financement de l’économie en contribuant au bon fonctionnement des marchés de crédits syndiqués, d’obligations et d’actions».

Donnant un échantillon de ses opérations les plus significatives, BNP Paribas indique avoir mené seul une émission de dette de 10 milliards de dollars pour le pétrolier britannique BP ou encore avoir géré conjointement une émission de dette espagnole de 15 milliards d’euros à maturité 10 ans.

Ce décollage du pôle CIB est le résultat, selon le groupe, de «choix stratégiques faits depuis plusieurs années» en faveur d’un modèle renforçant «la coopération entre les métiers» au travers notamment de plateformes numériques qui ont aussi facilité les échanges avec la clientèle.

BNP Paribas --qui a ravi à Santander le titre de première banque de la zone euro en termes de valorisation boursière-- précise être prêt, au niveau réglementaire, pour la fin de la période de transition du Brexit au 31 décembre 2020.

BNP Paribas indique transférer 400 postes sur le continent européen, dont 260 étaient déjà pourvus, en raison du Brexit, qui signifie la perte du passeport européen et l’interdiction «à des commerciaux situés au Royaume-Uni de vendre des services financiers à des clients européens».

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