Pétrole et gaz fondent de plus de 5%, sur fond d’accord entre Iran et USA

AWP

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A 18h, le Brent chute de 5,27% à 82,71 dollars et le WTI frôle le seuil des 80 dollars, en lâchant 5,62% à 80,10 dollars.

Les cours des hydrocarbures connaissaient lundi une vive normalisation, dans le sillage d’un accord de principe entre Washington et Téhéran pour une résolution du conflit au Moyen-Orient. Si le détail des concessions de part et d’autre devrait n’être connu qu’au moment de la signature officielle - agendée pour vendredi - le président américain Donald Trump a affirmé que des navires «commençaient à sortir» du détroit d’Ormuz.

A 18h00, le prix du baril de Brent de la mer du Nord s’affaissait de 5,27% à 82,71 dollars, quand celui de West Texas Intermediate (WTI) américain refluait de 5,62% à 80,10 dollars. Les cours restaient néanmoins plus onéreux qu’avant le déclenchement des hostilités, le 28 février.

La référence européenne pour le gaz, le TTF néerlandais, chutait de 9,51% à 42,33 euros par mégawattheure.

L’annonce d’un traité de paix est d’autant plus crédible qu’elle a cette fois été délivrée par le Premier ministre pakistanais, artisan des négociations entre Washington et Téhéran, considère Ipek Ozkardeskaya. L’analyste de Swissquote a rappelé que Donald Trump s’était, lui, infructueusement essayé à l’exercice pas moins de 39 fois depuis le déclenchement des hostilités.

«J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots!» a rebondi dans la nuit de dimanche à lundi l’occupant de la Maison Blanche sur son réseau social personnel.

Le marché des hydrocarbures ont fait face à de sérieuses perturbations depuis l’éclatement du conflit fin février, la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz affectant grosso modo un cinquième des flux mondiaux, ont rappelé les experts de la plateforme Trading Economics.

«Près de 600 navires resteraient toutefois encore immobilisés dans le Golfe persique, ce qui signifie que la normalisation des flux prendra probablement plusieurs semaines, voire plusieurs mois,» prévient de son côté John Plassard, associé en charge de l’investissement chez Cité Gestion.

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