La transition environnementale entre dans une nouvelle phase. Longtemps perçue comme un changement progressif, dirigé par les politiques, se déroule comme une transformation plus rapide, dictée par des facteurs économiques. La technologie, la dynamique des coûts et la hausse des risques physiques convergent, faisant du changement environnemental un élément central redéfinissant la croissance, l’allocation du capital et la stratégie des entreprises.
Cette convergence des incitations économiques et des contraintes physiques tend à créer une opportunité d’investissement large et durable. À mesure que les entreprises et les pouvoirs publics intensifient leurs dépenses dans les systèmes énergétiques, l’utilisation rationnelle des ressources et les infrastructures résilientes, les fournisseurs des technologies, des équipements et des services permettant cette transition en tirent toujours plus de valeur.
Chez Candriam, nous abordons cette opportunité à travers de notre cadre Thématique 2.0, qui identifie les entreprises positionnées le long de la chaîne de valeur: des facilitateurs de l’électrification et de l’efficacité des ressources aux entreprises améliorant la performance opérationnelle grâce à l’innovation environnementale. L’accent est mis sur celles qui disposent d’avantages concurrentiels, de solutions évolutives et d’une visibilité de croissance à long terme.
Une vaste transformation économique est en cours, redéfinissant les systèmes énergétiques, les chaînes de valeur industrielles et les infrastructures de ressources. Elle est alimentée par des avancées technologiques rapides, qui rendent les solutions environnementales de plus en plus évolutives et compétitives en termes de coûts, ainsi que par des pressions environnementales structurelles croissantes.
Dans toutes les régions, les impacts environnementaux se sont aggravés et ont des répercussions économiques de plus en plus importantes. Les phénomènes météorologiques extrêmes sont devenus plus fréquents et plus violents ; l’année 2024 a été enregistrée comme la plus chaude à l’échelle mondiale et la première à dépasser 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels sur l’ensemble de l’année. Selon les recherches du CICERO Center for International Climate Research, 70% de la population mondiale devrait être confrontée à des phénomènes météorologiques extrêmes au cours des deux prochaines décennies.
Les répercussions économiques sur l’activité commerciale sont considérables. La pénurie d’eau, la raréfaction des ressources naturelles et la fragilité des infrastructures ne sont plus des risques abstraits: elles conditionnent de plus en plus les performances opérationnelles et la prise de décisions stratégiques.
Les considérations économiques sont désormais le principal moteur
Aujourd’hui, cette transition n’est plus uniquement dictée par les politiques publiques, mais aussi par la demande et les coûts. Le coût de l’énergie solaire a chuté de plus de 90% au cours de la dernière décennie, les technologies éoliennes et de stockage par batterie suivant une évolution similaire. De nombreuses solutions environnementales comptent désormais parmi les options les plus rentables. Rien qu’aux États-Unis, la capacité photovoltaïque pourrait augmenter de 500 GW d’ici 2035 .
Parallèlement, la demande d’électricité entre dans une nouvelle phase de croissance. L’électrification des transports, du chauffage et de l’industrie, combinée à l’expansion rapide des centres de données et des infrastructures numériques, devrait entraîner une augmentation soutenue de la consommation d’énergie jusqu’aux années 2030.
Les politiques restent favorables
Malgré l’incertitude politique dans certaines régions, les engagements à long terme restent globalement intacts. Même si les approches varient d’un pays à l’autre, la tendance générale est claire. Le développement des énergies renouvelables se poursuit, les systèmes de transport s’électrifient et les infrastructures de réseau sont en cours de modernisation.
Un changement structurel en mouvement
Dans l’ensemble, ces évolutions mènent à une conclusion claire: la transition écologique s’accélère car elle va de plus en plus de pair avec les incitations économiques.
Pour les investisseurs comme pour les entreprises, cela marque le passage d’une transition progressive à une transformation structurelle, qui redéfinit la manière dont la valeur est créée dans l’économie mondiale.
L’approche de Candriam s’appuie sur une longue expérience en matière d’investissement dans des entreprises à la pointe des solutions environnementales, ce qui lui a permis de développer une expertise approfondie dans des domaines tels que le climat, l’économie circulaire et la gestion efficace de l’eau. Cette expérience renforce notre capacité à identifier rapidement les secteurs structurellement gagnants et de nous adapter à une transition qui ne cesse de s’accélérer.