Les marchés mondiaux des obligations d’Etat ont été sous pression ces dernières semaines, sur fond d’inquiétudes liées à une inflation qui demeure persistante.
Au Royaume-Uni, cette situation a été accentuée par l’incertitude politique, plaçant une nouvelle fois le marché des gilts (obligations d’Etat britanniques) sous les projecteurs. Le rendement du gilt à 30 ans a atteint, début mai, son plus haut niveau depuis 1998, les anticipations augmentant quant à un possible remplacement du Premier ministre Keir Starmer au profit d’un successeur potentiellement moins rigoureux sur le plan budgétaire.
À mesure que les électeurs, partout dans le monde, expriment un mécontentement croissant, la tentation pour les responsables politiques de recourir à des mesures de relance non financées ne fera que s’intensifier, tous bords politiques confondus.
Nous nous attendons donc à de nouveaux épisodes de volatilité sur les marchés obligataires dans les années à venir, les investisseurs obligataires contraignant les gouvernements à composer avec leurs contraintes budgétaires. Dans ce contexte, une gestion active de la duration devient essentielle.

