Le dollar reste prudent face aux pourparlers sur la guerre

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Vers 11h30, la devise US prend tout juste 0,16% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1599 dollar pour un euro, et grappille 0,06% sur la devise britannique, à 1,3422 dollar pour une livre.

Le dollar monte un peu vendredi, le marché affichant sa prudence quant aux négociations sur la guerre au Moyen-Orient, susceptibles de balloter encore le billet vert, et avant le discours d’un gouverneur de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Vers 09H30 GMT (11H30 HEC), la devise américaine prenait tout juste 0,16% par rapport à la monnaie unique européenne mercredi, à 1,1599 dollar pour un euro, et grappillait 0,06% sur la devise britannique, à 1,3422 dollar pour une livre.

Washington a exprimé jeudi son espoir que les efforts diplomatiques permettent de progresser vers un accord pour mettre fin à la guerre contre l’Iran, et a dit attendre la visite à Téhéran d’un médiateur pakistanais.

Le président Donald Trump a aussi déclaré que les Etats-Unis ne permettraient pas à l’Iran de conserver de l’uranium hautement enrichi.

Cette question pourrait «constituer un point de blocage majeur dans tout accord», d’après Matt Britzman, d’Hargreaves Lansdown.

C’est pourquoi les cours du pétrole progressent vendredi, «les investisseurs évaluant le risque que les pourparlers s’éternisent ou échouent», mais les marchés «évoluent prudemment comme si de bonnes nouvelles pouvaient être annoncées d’un moment à l’autre», souligne M. Britzman.

Un des gouverneurs de la banque centrale américaine, Christopher Waller, doit également s’exprimer vendredi.

«Ce discours pourrait être le principal facteur de mouvement de marché en ce vendredi calme», estime Chris Turner, d’ING, qui note que l’»allocution la plus récente (de M. Waller, ndlr) plaidait pour une pause prolongée après qu’il a voté en faveur d’une baisse de taux en janvier».

Pourtant, «maintenant que le marché de l’emploi américain semble relativement stable, la Fed devrait davantage se concentrer sur son mandat de stabilité des prix», et se focaliser sur faire redescendre l’inflation en remontant ses taux, selon l’analyste.

Le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, doit également prêter serment vendredi à la Maison Blanche.

Le nouveau banquier central devra prouver son indépendance à l’égard de Donald Trump, qui l’a désigné, et a appelé régulièrement l’institution monétaire à abaisser ses taux et a accusé le président sortant, Jerome Powell, d’agir trop peu et trop tard.

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