Orior améliore sa rentabilité malgré un recul du chiffre d’affaires

AWP

1 minute de lecture

Les importantes économies de coûts et la reprise de provisions ont permis cet objectif malgré la volatilité persistante des prix des matières premières.

Orior a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 622,9 millions de francs, en baisse de 3,0% sur an. Malgré ce tassement, le groupe alimentaire zurichois a nettement amélioré sa rentabilité, l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) se hissant à 42,9 millions, soit un bond de 90,7%.

La marge Ebitda ajustée, s’est élevée à 6,3% contre 6,2 % l’année précédente. Elle se situe dans le haut de la fourchette des prévisions, annonce Orior mercredi dans un communiqué.

Les importantes économies de coûts et la reprise de provisions ont permis cet objectif «malgré la volatilité persistante des prix des matières premières et la pression exercée par les appels d’offres dans le secteur de la vente au détail», souligne la société zurichoise.

Par segment, celui nommé Convenience, qui comprend Fredag, Le Patron, Pastinella et Biotta, a enregistré un chiffre d’affaires net en baisse de 4,5% à 200,1 millions, précise-t-elle. Ce recul s’explique principalement par le canal de vente au détail classique, qui n’a pas réussi à égaler les chiffres d’affaires de l’année précédente.

Le segment Refinement, avec Rapelli, Albert Spiess et Möfag, a augmenté ses recettes de 2,2% en croissance organique. Le chiffre d’affaires s’est établi à 248,1 millions, soit un niveau pratiquement identique à celui de l’année précédente (248,8 millions).

Orior International, qui regroupe Culinor Food Group, Casualfood, Gesa et Spiess Europe, a réalisé un revenu de 197,9 millions, en baisse de 2,9%. Ce repli est principalement dû à la fin d’un contrat important avec un client néerlandais ainsi que par la fermeture de l’usine de production d’Olen, en Belgique, qui en a découlé.

Transfert d’Albert Spiess à la mi-2026

Le bénéfice net s’est pour sa part établi à 9,4 millions de francs, contre une perte de 35,2 millions douze mois auparavant. La dette nette a été réduite à 152,3 millions, à la faveur d’une solide génération de liquidités. Le conseil d’administration renonce cependant une nouvelle fois au versement d’un dividende au titre de l’exercice sous revue, afin de renforcer la structure financière de l’entreprise.

Orior affirme que les ajustements de prix rendus nécessaires par la hausse des prix des matières premières ont été mis en oeuvre «avec succès». Parallèlement, le secteur de la restauration, la manufacture de jus bio Gesa en Allemagne et les produits de charcuterie Möfag ont connu une évolution «très réjouissante». «Cela a permis de compenser une part importante des pertes liées aux appels d’offres, de l’annulation d’un important contrat avec un client néerlandais et des effets d’un environnement de vente au détail exigeant et fortement soumis à la pression sur les prix, en particulier dans le segment des gros volumes», ajoute l’entreprise.

L’entreprise fait encore savoir que le transfert prévu des volumes de production de la marque de charcuterie en difficultés Albert Spiess vers le tessinois Rapelli sera achevé comme prévu d’ici mi-2026. La gamme de produits fera l’objet d’un ajustement ponctuel.

Pour 2026, la direction table sur une marge Ebitda entre 6,3% et 6,6% ainsi qu’une croissance organique prévue entre -3,0% et 6,0%.

A lire aussi...