Impacts potentiel des élections anticipées au Japon

Raphaël Gallardo, Carmignac

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Les marchés ont raison de craindre qu’un renforcement du capital politique de la première ministre n’entraîne des déficits budgétaires plus importants et des pressions inflationnistes accrues.

La démarche de la première ministre japonaise Sanae Takaichi vise à affirmer son contrôle sur son propre parti et sur sa coalition afin de pouvoir mettre en œuvre sa stratégie de reflation pluriannuelle. Les marchés ont raison de craindre qu’un renforcement de son capital politique n’entraîne des déficits budgétaires plus importants et des pressions inflationnistes accrues, d’où la vente sur le marché obligataire et la hausse des actions. Le yen reflète les craintes que la Banque du Japon soit empêchée par l’exécutif de normaliser suffisamment rapidement les taux réels afin de contenir les pressions inflationnistes.

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