Le dollar monte, poussé par les propos prudents du président de la Fed

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Vers 21h30, la devise américaine gagne 1,10% face à l’euro, à 1,1421 dollar, et prend 0,88% face à la livre, à 1,3234 dollar.

Le dollar bondit mercredi, porté par les propos du président de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell, qui a estimé que celle-ci pouvait se permettre d’attendre d’en savoir plus sur la trajectoire de l’économie avant de baisser ses taux.

Selon M. Powell, il reste «beaucoup, beaucoup d’incertitudes à lever» concernant les répercussions de la volée de nouveaux droits de douane imposés sur les produits entrant aux Etats-Unis par le gouvernement Trump.

Concernant les négociations commerciales, «nous sommes encore loin de voir où les choses vont aboutir», malgré une «période très dynamique», a jugé le président de la Fed, qui s’exprimait à l’issue de la réunion du comité de politique monétaire (FOMC) de l’institution.

La banque centrale des Etats-Unis a sans surprise laissé ses taux d’intérêt inchangés mercredi.

Mais alors qu’une majorité d’analystes anticipait une baisse des taux lors de la prochaine réunion en septembre, ils sont désormais plus circonspects, selon l’outil de veille de CME.

Ce changement d’attentes profite au dollar.

Vers 19H30 GMT, la devise américaine gagnait 1,10% face à l’euro, à 1,1421 dollar, et prenait 0,88% face à la livre, à 1,3234 dollar.

Le billet vert était déjà en hausse après la publication de données montrant une économie américaine en meilleure forme qu’escompté.

L’activité économique a progressé de 3% au deuxième trimestre aux Etats-Unis en rythme annualisé, d’après des chiffres dévoilés mercredi. Les analystes de MarketWatch tablaient sur 2,3% de hausse du produit intérieur brut (PIB).

Ces chiffres «montrent un rebond substantiel par rapport à la contraction du premier trimestre», ont souligné les analystes de Monex USA.

Selon ceux-ci, «il est toutefois important de noter» que cette progression «résulte au moins en partie d’une baisse marquée des importations, qui est clairement le résultat direct d’une politique commerciale hostile».

Les entreprises s’étaient «précipitées pour importer des biens au premier trimestre avant que les droits de douane ne fassent grimper leurs prix», ce qui mécaniquement avait plombé le PIB américain, a souligné Lindsay James, analyste de Quilter Investors.

Publié aussi mercredi, le rapport mensuel du cabinet ADP et de Stanford Lab a fait état de 104.000 postes créés en juillet dans le secteur privé aux Etats-Unis, davantage que les 76.000 attendus par les analystes.

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