L’euro pénalisé par l’accord UE-USA, le dollar en profite

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Vers 20h, l’euro creuse ses pertes face à la devise américaine, reculant de 0,39%, à 1,1544 dollar, et perd 0,27% par rapport à la livre, à 86,54 pence pour un euro.

L’euro perdait du terrain mardi, les cambistes se montrant inquiets des répercussions de l’accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis sur l’économie européenne, tandis que le dollar en profitait.

«Les États-Unis s’assurent un avantage dans l’accord commercial avec l’UE», résument les analystes de Brown Brothers Harriman.

Le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont dessiné, dimanche en Ecosse, les contours d’un accord douanier négocié âprement depuis des mois, prévoyant que les produits européens exportés aux États-Unis seront taxés à 15%.

Certes moins sévères que les 30% un temps envisagés par Washington, ces surtaxes sont supérieures aux 10% sur lesquels s’était basée la Banque centrale européenne (BCE).

«De nombreux pays de l’Union européenne ont exprimé leur mécontentement à l’égard de cet accord», expliquent les analystes de Monex USA, bon nombre le considérant comme asymétrique.

Vers 18H00 GMT, l’euro creusait ses pertes face à la devise américaine, reculant de 0,39%, à 1,1544 dollar, et perdait 0,27% par rapport à la livre, à 86,54 pence pour un euro.

Au contraire, le Dollar index, qui compare la devise américaine à un panier d’autres grandes monnaies, prenait 0,26% à 98,89 points.

«Nous pensons que le marché va désormais se montrer plus prudent, dans l’attente des conclusions de la réunion du comité de politique monétaire de la banque centrale américaine (FOMC) prévue demain», estime toutefois Marc Chandler, de Bannockburn Capital Markets.

Les cambistes tablent sur le fait que la Réserve fédérale (Fed) laissera ses taux d’intérêts inchangés mercredi, dans une fourchette comprise entre 4,25% et 4,50%, et ne les abaissera qu’en septembre.

«Jerome Powell (le président de la Fed, ndlr) fera l’objet d’une attention particulière compte tenu des tensions actuelles entre le gouverneur de la banque centrale et le président américain», selon les analystes de Monex USA.

Donald Trump a fait pression à maintes reprises sur M. Powell pour que l’institution baisse ses taux.

Les acteurs du marché seront à l’affût de tout signe d’inflexion pour les prochaines réunions, notamment lors du discours du patron de la Fed Jerome Powell mercredi à 18H30 GMT.

Ils resteront aussi attentifs cette semaine à une série d’indices américains dont le PIB au deuxième trimestre mercredi, l’inflation PCE en juin jeudi et plusieurs rapports sur l’emploi aux États-Unis - particulièrement le chômage pour juillet publié vendredi.

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