BNS: garantie fédérale de 800 millions pour un prêt au FMI

AWP

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Le National a soutenu un projet en ce sens. Le FMI a lancé un appel pour aider les pays pauvres à lutter contre les conséquences de la pandémie. La Suisse y a répondu.

La Banque nationale suisse (BNS) devrait bénéficier d’une garantie de 800 millions de francs dans le cadre d’un prêt au Fonds monétaire international (FMI). Le National a soutenu lundi, par 142 voix contre 54, un projet en ce sens.

Face à la crise du coronavirus, le FMI a lancé un appel pour aider les pays pauvres à lutter contre les conséquences de la pandémie. La Suisse y a répondu.

La BNS devrait mettre à disposition du Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance du FMI un prêt d’un montant de 500 millions de droits de tirage spéciaux. Ce dernier sera rémunéré aux conditions du marché. La contribution correspond à la part versée par la Suisse lors des précédents appels de fonds en faveur des pays pauvres.

Risques minimes

Le prêt requiert toutefois une garantie fédérale de 800 millions de francs que le Parlement doit approuver. Les risques financiers sont minimes, a plaidé Denis de la Reussille (POP/NE) pour la commission.

La Confédération n’a rien à débourser tant que le FMI remplit le contrat de prêt avec la BNS, a-t-il poursuivi. Or, le FMI n’a encore jamais été en défaut de paiement vis-à-vis des pays créanciers et le fonds fiduciaire dispose d’une réserve servant à couvrir en premier lieu les créances impayées des pays pauvres.

Seule l’UDC s’est opposée au texte, dénonçant une «garantie fantôme». Tous les autres partis ont mis en avant le devoir de solidarité internationale de la Suisse.

Le ministre des finances Ueli Maurer a également souligné la tradition humanitaire helvétique et mis en garde contre un «effet domino». Si les pays touchés ne parviennent pas à payer, ce sont la formation, la santé et la stabilité sociale qui seront touchées.

Le texte passe au Conseil des Etats.

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