La BRI lance un fonds en euros d’obligations vertes pour les banques centrales

AWP

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La BCE va investir dans ce fonds par le biais de fonds qu’elle détient en propre pour mener des transactions financières sur les marchés.

La banque des règlements internationaux (BRI) a annoncé lundi lancer un second fonds d’obligations vertes pour les banques centrales, libellé cette fois en euros, afin de promouvoir les placements dans la finance durable.

En septembre 2019, cette institution considérée comme la banque centrale des banques centrales avait déjà lancé un premier fonds d’obligations vertes libellés en dollars afin de leur fournir un instrument facilitant les placements dans cette catégorie d’emprunts.

Avec ces deux fonds, l’institution basée à Bâle va gérer l’équivalent de quelque 2 milliards de dollars d’obligations vertes pour les banques centrales, a-t-elle indiqué dans un communiqué, tout en disant s’attendre à «une croissance considérable» de ces placements.

Dans une étude publiée en 2019, la BRI avait examiné en détail les obstacles aux placements dans les obligations vertes pour les banques centrales. Si leurs rendements plaidaient en leur faveur, l’étroitesse du marché ainsi que le manque de liquidités limitaient considérablement les placements que pouvaient leur consacrer les banques centrales, avait-elle mis en lumière.

Pour remédier à cet écueil, la BRI, qui fournit des services à quelque 140 banques centrales, avait lancé un premier fonds d’obligations vertes libellés en dollar, afin de leur fournir un instrument leur permettant d’investir davantage dans la finance durable.

Comme pour le fonds en dollars, ce nouveau fonds en euros sera composés d’obligations ayant au minimum une note de crédit de A-, ce qui correspond aux placements dits qualité moyenne supérieure dans l’échelle des agences de notation.

Elles doivent également répondre aux exigences fixées par l’association internationale des marchés de capitaux pour les obligations vertes, a détaillé la BRI.

Dans un communiqué séparé, la Banque centrale européenne (BCE) a indiqué qu’elle allait investir dans ce fonds de la BRI par le biais de fonds qu’elle détient en propre pour mener des transactions financières sur les marchés. Les rendements qu’elle en tire lui servent à couvrir ses charges d’exploitation et faire face aux engagements de retraites pour ses employés.

Ce portefeuille, dont la valeur de marché se monte à 20,8 milliards d’euros, est composé à hauteur de 3,5% d’obligations vertes, l’objectif étant d’accroître leur part au cours des prochaines années, a souligné la BCE.

Dans un discours prononcé à l’occasion d’une conférence sur la finance verte, sa présidente Christine Lagarde est revenue sur le rôle que peut jouer la BCE dans la lutte contre le changement climatique, estimant qu’investir dans ce fonds de la BRI est «un pas de plus dans cette direction».

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