Les critères ESG s’affirment dans des marchés volatiles

Communiqué, Fidelity International

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Fidelity International étudie, sur la base de ses propres critères de classement ESG, le lien entre la durabilité et l’évolution des cours pendant les trois premiers trimestres de l’année.

La pandémie mondiale du coronavirus a marqué les neuf premiers mois de l’année et a provoqué des turbulences massives. Pendant cette période, les actions aux critères ESG les plus élevés ont mieux supporté le choc tous les mois, sauf en avril, que ceux étant moins bien classés ESG. C’est ce qu’ont montré les dernières analyses de Fidelity International sur la base de ses propres classements ESG.

Aussi bien la chute des marchés en mars que la reprise fulgurante qui a débuté en avril ont eu lieu pendant la période étudiée. Les résultats permettent de conclure à une relation positive étroite entre l’évolution de valeur relative d’une entreprise et son classement ESG. Au cours des trois premiers trimestres, les actions notées ESG «A» ont dépassé l’indice MSCI AC World. En outre, un lien linéaire très net a été constaté entre les groupes de classement ESG A à E: les groupes aux évaluations plus élevées se sont respectivement mieux développés que les groupes suivants à l’évaluation plus basse.


 

Jenn-Hui Tan, chef du département Stewardship and Sustainable Investing chez Fidelity International, commente les résultats: «Concernant la période de l’effondrement du marché suivi de la reprise, nous avons pu constater une étroite relation entre de bons classements de durabilité et des hauts rendements. Cela confirme notre estimation du fait que les bonnes entreprises se caractérisent par un management circonspect et sont plus résistantes pendant les crises.

Les fluctuations de cette année sont identiques à celles de 2008, bien que les causes en soient totalement différentes. A une époque de telles incertitudes, il est compréhensible que les investisseurs choisissent un horizon plus court pour leurs placements et mettent au second plan les questions à plus long terme relatives à l’environnement, à la durabilité, à la prospérité des différents groupes d’intérêts et à la gestion responsable des entreprises.

Notre étude montre cependant que les investisseurs différencient parfaitement les entreprises et se basent pour cela sur des critères de durabilité, aussi bien pendant des phases de fortes dépréciations que pendant celles de reprise consécutives. Cela souligne le fait que la durabilité devrait être un élément central d’une gestion active de portefeuille».

Obligations

Pour l’étude actuelle, Fidelity International a considéré l’évolution des cours de 2’659 actions et 1’450 obligations et s’est basé dans ce cadre sur son système de classement ESG développé en interne. Les résultats relatifs aux titres à revenu fixe ont été similaires à ceux relatifs aux actions. Les obligations de 154 entreprises classées A ont réalisé en moyenne un rendement de -0,5%. Concernant les 557 émetteurs classés B et les 225 classés D, les résultats ont été moins bons, à savoir -1,5% et -4,6%.

Haut facteur de qualité

L’exception à la règle a été le mois d’avril. Pendant les autres mois, les actions d’entreprises ayant de meilleures notes ESG (A et B) ont réalisé de meilleurs rendements que celles moins bien notées. En avril, cependant, les groupes mieux classés quant à la durabilité ont certes enregistré de faibles baisses de cours lors de l’effondrement des marchés. Pendant la phase de reprise, ils se sont aussi moins fortement améliorés que les titres aux classements plus bas. Cela permet de conclure que les actions ayant un meilleur classement ESG possèdent, outre un facteur de qualité élevé, un risque de marché moindre et qu’elles sont moins soumises à des fluctuations que l’ensemble du marché.

Résultats de l’étude précédente confirmés 

En avril, Fidelity International avait déjà réalisé une étude similaire dans laquelle l’effondrement du marché pendant le premier trimestre était l’élément central. Les experts de Fidelity avaient étudié les incidences de la volatilité du marché sur les entreprises ayant des classements ESG différents. La première étude a donné les mêmes résultats que l’étude actuelle: les entreprises bien classées en matière de durabilité ont mieux supporté le choc que les concurrents aux moins bons critères ESG.

Le fait que les résultats de l’étude précédente portant sur une période relativement courte coïncident avec les résultats actuels, corrobore l’avis que les facteurs de durabilité fournissent des indications importantes sur l’évolution de la valeur d’une entreprise à différents moments d’un cycle du marché. 

 

L’étude complète et le rapport avec les résultats (en anglais) peuvent être consultés ici.

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