Impasse en Iran
Il nous semble difficile de voir cette impasse persister. Le plus probable semble être un retrait des Etats-Unis. En effet, le coût économique et politique dans le pays risque de devenir trop important avec une guerre qui se prolonge, alors que les élections législatives de mi-mandat (midterms) sont à l’horizon. A Donald Trump de trouver la bonne rhétorique victorieuse pour sortir du conflit, en soulignant que les capacités militaires de l’Iran ont été fortement réduites, mais en abandonnant notamment certains des objectifs qu’il s’était donné, comme le changement de régime.
Deux scénarios
- Plus probable: un retour à la normale du commerce maritime au cours du printemps, avec une baisse conséquente des prix énergétiques.
- Moins probable: la poursuite du conflit bien au-delà de l’été entraînerait des conséquences bien plus négatives sur la croissance et contribuerait à maintenir l’inflation bien au-dessus des cibles des banques centrales de manière prolongée. L’impact sur le marché serait bien plus négatif que jusqu’ici».
Fed
Demain la Fed nous donnera son diagnostic sur la situation actuelle. A notre avis, devant l’incertitude qui prédomine, un message de prudence sera donné, indiquant le maintien de la politique actuelle. Mais, l’attention sera surtout portée sur le message qui sera donné par l’ensemble des membres du comité de politique monétaire dans leurs projections économiques. Nous conservons encore notre prévision d’une seule baisse des taux pour 2026 qui aurait lieu d’ici le début de l’été.
Chine: une année meilleure qu’attendu
Après une tendance inquiétante en fin d’année dernière, l’économie chinoise semble avoir rebondi au début d’année… La question reste de savoir comment les autorités chinoises vont gérer les effets du choc énergétique sur leur économie et si elles vont s’impliquer dans la guerre, au moins comme médiateurs auprès du régime iranien, afin d’arriver rapidement à un cessé le feu.