Guerre commerciale et Brexit: difficiles négociations

Paul Flood, Newton Investment Management 

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Les dernières rumeurs suggèrent que les pourparlers piétinent sur les réformes structurelles, qui, selon le Président Trump, doivent faire partie d'un véritable accord.

Les dernières informations provenant de la Chine alimentent de plus en plus les craintes qu'un accord commercial avec les États-Unis, dont la perspective s'éloigne, ne soit plus suffisant pour apaiser les inquiétudes autour de la déflation: l'indice des prix s'est révélé en dessous des estimations. Alors que la fin des négociations commerciales à Pékin approche, et en l'absence d'un accord ferme pour l'instant, la rumeur court que l'administration américaine souhaite un report de l'échéance de 60 jours.

Cependant, les dernières rumeurs suggèrent que les pourparlers piétinent sur les réformes structurelles, qui, selon le Président Trump, doivent faire partie d'un 'véritable accord': même cela semble être hors de portée. En raison de la faiblesse des données économiques chinoises et des négociations commerciales au point mort, la confiance des investisseurs s'est effondrée du jour au lendemain et les marchés asiatiques ont perdu une partie de sa hausse récente. Sur fond d'affaiblissement des indicateurs économiques et sans accord commercial en vue, la ruée vers les actifs émergents que nous avons vue jusqu'à présent cette année pourrait très bien s'inverser.

Les députés britanniques ont continué à jouer la montre avec l'économie britannique, ayant voté contre un nouveau projet lié au Brexit de la Première Ministre, illustrant une fois de plus à quel point il sera difficile de bâtir un consensus dans le cadre de ce jeu à somme nulle avec l'UE. Compte tenu du désarroi côté britannique, il est difficile de comprendre pourquoi les négociateurs de l'UE ressentiraient le besoin de lâcher du lest.

 

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