A la fin du mois de janvier 2026, l’écart de taux d’intérêt à 10 ans entre la France et l’Allemagne et celui entre l’Italie et l’Allemagne se sont brutalement resserrés. Pourtant, les perspectives économiques pour la France et l’Italie ne sont pas favorables:
- en France, le déficit public ne se réduit que faiblement en 2026, avec des hausses des prestations sociales et des hausses des impôts des entreprises qui perpétuent le sous-investissement, ce que les investisseurs ne devraient pas approuver; les perspectives de croissance, aussi bien dans l’industrie que dans les services sont très défavorables; les compétences de la population et la qualité du système éducatif sont très faibles; le risque politique est élevé;
- en Italie, si le déficit public passe au-dessous de 3% du PIB en 2026, la croissance particulièrement de l’industrie manufacturière est très faible; le taux d’investissement est bas; la productivité recule; les compétences de la population et des jeunes sont basses; la démographie est très défavorable; l’effort de Recherche-Développement est très réduit.
L’optimisme des investisseurs en dette publique au sujet des perspectives économiques de la France et de l’Italie est donc difficile à comprendre; ces investisseurs, particulièrement dans le cas de la France ont surréagi à l’absence de crise politique à court terme.