Les taux d’endettement public augmentent aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, à partir de 2025 en Allemagne. Il est peu probable qu’ils puissent être stabilisés avec les besoins de dépenses militaires, le vieillissement démographique, la pression des populismes. Nous nous demandons si les banques centrales (la Réserve Fédérale, la BCE, la Banque d’Angleterre) pourraient être tentées de passer à une politique monétaire très expansionniste, avec des achats de dette publique, et avec l’objectif de faire passer les taux d’intérêt à long terme en dessous de la croissance nominale. Il s’agirait d’utiliser la «dominance fiscale» (la politique monétaire compense le fait que la politique budgétaire est durablement expansionniste) pour stabiliser le taux d’endettement public.
Il parait très improbable à court terme que la BCE ou la Banque d’Angleterre puissent passer à une politique monétaire très expansionniste en ignorant l’inflation; mais la question peut se poser au sujet de la Réserve Fédérale. De plus, à moyen terme, toutes les banques centrales seront confrontées à la nécessité de stabiliser les taux d’endettement public.
Si la «dominance fiscale» est adoptée, avec baisse des taux d’intérêt à court terme, retour au quantitative easing, l’inflation sera soutenue. Cette hausse de l’inflation dans le futur n’est pas encore anticipée par le marché des swaps d’inflation, mais explique probablement la hausse très forte du prix de l’or.