Emploi US: plan pour une reprise rapide, à condition que le virus soit maîtrisé

Christian Scherrmann, DWS

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Tant qu'il n'y aura pas de solution définitive à la pandémie, l'économie pourrait être confrontée à une situation prolongée de va-et-vient vis-à-vis des mesures de confinement.

Un nouveau rapport sur l'emploi, publié en juin, poursuit la même voie que les surprenants résultats de mai, alors que l'économie commençait à se déconfiner. Le taux de chômage officiel est passé de 13,3% à 11,1%, l'erreur de mesure étant de 1%. Le taux d'activité a quelque peu augmenté, passant de 60,8% à 61,5%; les personnes sans emploi ont pu commencer leur réinsertion dans la vie active. La masse salariale non agricole a augmenté de 4,8 millions, avec une hausse principalement dans les métiers de contact comme les loisirs, l'hôtellerie, les soins de santé, l'assistance sociale et le commerce de détail. L'embauche dans le secteur manufacturier a été inférieure aux attentes, passant de 250’000 à 356’000. Comme en mai, les salaires horaires moyens ont baissé de 1,2% par mois. Ce qui indique que l'embauche a de nouveau été fortement orientée vers les emplois à bas salaires. 

L'emploi total est toujours inférieur d'environ 10 points par rapport aux niveaux de février, mais le rapport d'aujourd'hui semble indiquer une reprise rapide. Cependant, cela n’arrivera pas avant que le virus soit totalement maitrisé, et nous sommes encore loin du compte: l'augmentation des taux d'infection nécessitera probablement très bientôt le retour de certaines mesures de confinement pour les États fortement touchés. En effet, la fermeture de bars au Texas et en Floride, ou le report de certaines réouvertures de salles de restaurants à New York, ont déjà été annoncés. Ce qui devrait mettre une nouvelle fois la pression sur la dynamique positive de l'emploi. 

Tant qu'il n'y aura pas de solution définitive à la pandémie, l'économie pourrait être confrontée à une situation prolongée de va-et-vient vis-à-vis des mesures de confinement. Cela implique un impact plus structurel, car il est probable que certaines entreprises ne survivront pas à une telle période de turbulences. Cette situation pourrait non seulement entraîner une relance plus lente, mais aussi un taux de chômage structurel plus élevé.

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