Polyphor lance son IPO sur SIX

AWP

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L’entreprise biopharmaceutique d’Allschwil vise un produit de 100 à 150 millions de francs.

Le laboratoire de recherche biopharmaceutique Polyphor s’apprête vendredi à concrétiser son projet d’introduction en Bourse avec le lancement immédiat du processus de constitution du carnet d’ordres. Le prix d’émission a été fixé dans une fourchette de 30 à 40 francs par titre, pour un produit attendu de 100 à 150 millions de francs, indique un communiqué du groupe d’Allschwil.

L’offre de base se composera de 3,33 millions de nouvelles actions, d’une valeur nominale de 2,00 francs chacune et sera assortie d’une première extension de 1,33 millions de titres. L’option de surallocation comprendra pour sa part encore 333’334 titres. Le capital total se compose pour l’heure de 6,7 millions d’actions.

Les actionnaires existants se sont déjà engagés à souscrire à l’offre à hauteur de quelque 15 millions de francs. La direction et le conseil d’administration de l’entreprise achèteront également des parts, qui seront par la suite soumises à une clause de blocage pour une période de douze mois.

La période de souscription doit parvenir à échéance le 14 mai prochain et le résultat de l’opération - soit le prix d’émission définitif et le nombre de parts effectivement vendues - rendus publics dans la foulée. Le premier jour de négoce de la nominative est agendé autour du 15 mai, sous l’acronyme POLN.

Les fonds levés seront destinés à la poursuite du développement du principal candidat de Polyphor, le murepavadin, actuellement en phase III. La substance est destinée à combattre le bacille pyocyanique (Pseudomonas aeruginosa), un microorganisme qui provoque des infections aiguës ou chroniques et qui sévit particulièrement en milieu hospitalier.

Le potentiel de marché du murepavadin est devisé entre 2 et 3 milliards de dollars pour l’utilisation contre les infections pulmonaires nosocomiales. Un potentiel supplémentaire réside dans le développement d’une formulation inhalable, affirme l’entreprise.

Polyphor développe par ailleurs un peptide cyclique synthétique, le balixafortide. Ce dernier a obtenu des résultats encourageants lors d’une étude de phase 1b contre le cancer du sein métastatique avancé, en combinaison avec l’eribulin, un composé chimique fabriqué par le laboratoire japonais Eisai.
 

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