Pendulaires: jeunes et alémaniques sont plus enclins aux longs trajets

Communiqué, JobCloud

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«Cela peut s’expliquer par le fait que la région linguistique est plus petite en Suisse romande et que les Romands ne souhaitent pas en sortir», suppose Davide Villa, CEO chez JobCloud.

La majorité des travailleurs suisses sont prêts à faire un trajet de plus de 40 minutes pour se rendre au travail. Les employés de moins de 25 ans sont même disposés à voyager plus longtemps. Par ailleurs, les Alémaniques acceptent mieux les trajets plus longs que les Romands. C’est ce que montrent les résultats de l’étude sur le marché de l’emploi 2019 menée par JobCloud (jobs.ch / jobup.ch) en collaboration avec l’institut LINK.

Se déplacer pour se rendre au travail fait partie du quotidien de nombreux Suisses et Suissesses: selon l’Office fédéral de la statistique, ils parcourent un trajet d’une durée moyenne d’environ 30 minutes, soit une durée qu’ils estiment acceptable selon l’étude JobCloud sur le marché de l’emploi 2019. 13% de l’ensemble des sondés se disent même prêts à voyager pendant plus d’une heure pour se rendre au travail. A ce sujet, les résultats montrent que les jeunes sont plus flexibles puisque 23% d’entre eux seraient prêts à accepter un trajet de plus d’une heure.

Barrière de langue chez les pendulaires

En ce qui concerne la pendularité, on observe également une barrière de langue: 43% des Romands seraient prêts à accepter un trajet de 40 minutes ou plus pour se rendre au travail, contre 66% des Alémaniques. «Cela peut s’expliquer par le fait que la région linguistique est plus petite en Suisse romande et que les Romands ne souhaitent pas en sortir», suppose Davide Villa, CEO chez JobCloud.

La disposition à se déplacer pour se rendre sur son lieu de travail est plus ou moins égale chez les hommes et chez les femmes, ces dernières étant légèrement moins prêtes à accepter un trajet de plus de 40 minutes (56% contre 59%). «Même si l’écart est plutôt faible, on peut observer que les femmes cherchent généralement à ce que leur lieu de travail soit proche de leur lieu d’habitation. Cela peut éventuellement s’expliquer par le fait que la répartition des rôles traditionnels prédomine encore, c’est-à-dire que les femmes s’occupent davantage des enfants et qu’elles ne souhaitent ou ne peuvent donc pas trop s’éloigner pour travailler», explique Davide Villa.

Vous trouverez tous les résultats de l’étude JobCloud sur le marché de l’emploi en cliquant ici.
 

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