Les institutions de prévoyance ont résisté au coronavirus

AWP

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La plupart des institutions de prévoyance ont bouclé l’exercice avec des taux de couverture en hausse.

Les caisses de pension en Suisse ont réussi à surmonter l’année 2020 marquée par la crise du coronavirus. La plupart des institutions de prévoyance ont bouclé l’exercice avec des taux de couverture en hausse.

Malgré les incertitudes persistantes, les marchés des actions se sont bien repris au deuxième semestre, a indiqué mardi Vera Kupper Staub, présidente de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CSH PP), lors du bilan de l’année écoulée.

Les fonds de pension présentaient à fin 2020 les plus forts taux de couverture depuis dix ans. Ceux-ci ont atteint en moyenne 113,5% (contre 111,6% un an plus tôt). Le rendement net moyen de la fortune s’est élevé à 4,4% contre 10,4% en 2019. Ainsi, 99% des institutions de prévoyance affichaient un taux de couverture d’au moins 100%.

La pandémie n’a pas impacté les finances des institutions de prévoyance. Grâce aux mesures de soutien, la plupart des PME ont pu surmonter la crise. Les craintes dues aux fortes turbulences des marchés en février et mars 2020 ne se sont pas concrétisées.

Mais d’autres retombées financières restent incertaines, a relevé Mme Kupper Staub. Pour le moment, il est difficile d’évaluer dans quelle mesure les caisses de pension seront concernées par la mortalité probablement supérieure à la moyenne due à la pandémie. L’évolution de l’espérance de vie ne devrait toutefois pas changer.

En 2020, le processus de concentration dans le 2e pilier s’est poursuivi et le nombre d’institutions de prévoyance a encore diminué. A mi-avril, on en comptait 1552 contre 1624 un an plus tôt.

La redistribution des fonds s’est montée à près de 4,4 milliards de francs en 2020. Ce montant est moins important que les 7,2 milliards distribués en 2019. Cette situation s’explique par les ajustements effectués ces dernières années dans les domaines de l’évaluation des obligations et des taux de conversion, selon la commission.

Les prochaines années montreront si cette évolution représente le premier signe d’une réduction durable de l’ampleur de la redistribution ou seulement une fluctuation annuelle, a souligné la présidente. Des réformes sont nécessaires. Le monde politique devrait élaborer des bases légales réalistes, en particulier pour ce qui est du taux de conversion minimal LPP, selon elle.

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