Le dollar alourdit ses pertes avec le ralentissement de l’inflation américaine

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Vers 15h30, le billet vert chute de 0,59% face à la monnaie européenne, à 1,1449 dollar pour un euro, et de 0,41% face à la livre britannique.

Le dollar accentuait sa baisse mardi après la publication de l’inflation américaine en juin qui a ralenti davantage qu’escompté. La nouvelle flambée de tensions entre Washington et Téhéran nourrit cependant des perspectives plus lointaines de hausse des prix.

L’indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis pour juin s’est replié à 3,5% sur un an, contre 4,2% en mai, grâce au reflux du coût de l’essence, une baisse plus forte que les 3,8% sur un an projetés par le consensus des analystes sondés par Bloomberg. Ces données «apportent un soulagement bienvenu» et viennent «tempérer le discours de plus en plus agressif» de la Réserve fédérale (Fed) sur ses taux, explique Bret Kenwell, analyste chez eToro.

La probabilité d’une hausse des taux directeurs américains lors de la prochaine réunion de politique monétaire de la fin du mois, d’environ 40% avant la publication de l’inflation, est revenue rapidement aux environs de seulement 12%, au profit d’un statu quo, selon l’outil de veille CME FedWatch.

Vers 15h30, le billet vert chutait de 0,59% face à la monnaie européenne, à 1,1449 dollar pour un euro, et de 0,41% face à la livre britannique. A l’inverse, l’or, valeur refuge concurrente du dollar, prenait 1,87% à 4077,34 dollars l’once.

La veille, la devise américaine avait suivi la tendance des cours du brut, qui se sont envolés jusqu’à plus de 10% - notamment car le pétrole s’échange en dollars. Ces prix continuent de grimper mardi à quelques heures du rétablissement du blocus naval des ports iraniens annoncé par Donald Trump en pleine escalade militaire entre Téhéran et Washington.

Le président américain a aussi dit vouloir mettre en place un péage correspondant à 20% de la valeur des cargaisons sur les navires traversant le détroit d’Ormuz, même s’il suggère qu’un accord avec l’Iran est encore «possible». En parallèle, le nouveau chef de la banque centrale américaine Kevin Warsh s’est engagé mardi devant une commission de la Chambre des représentants du Congrès à reléguer au passé «les cinq dernières années» d’inflation élevée. Il doit poursuivre son témoignage mercredi.

«Par conséquent, nous pensons toujours que la question n’est pas de savoir si, mais quand la Fed relèvera ses taux d’intérêt», pense Stephen Brown, analyste chez Capital Economics. Lundi déjà, le gouverneur Christopher Waller avait prévenu que la banque centrale «doit se tenir prête à resserrer sa politique monétaire pour éviter une répétition de l’épisode d’inflation de 2021-22», en référence au dérapage des prix ayant suivi la pandémie de Covid-19.

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