La livre remonte face au dollar

AWP

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Vers 21h40, la devise britannique gagnait 1,08% face au dollar, à 1,3664 dollar pour une livre, et 0,65% face à l’euro, à 89,32 pence pour un euro.

La livre britannique montait nettement mardi face au dollar après plusieurs séances de recul, les investisseurs misant sur une réponse modérée de la Banque d’Angleterre (BoE) aux maux qui déstabilisent l’économie du Royaume-Uni.

Vers 20H40 GMT (21H40 à Paris), la livre gagnait 1,08% face au dollar, à 1,3664 dollar pour une livre, et 0,65% face à l’euro, à 89,32 pence pour un euro.

Depuis le début de l’année et malgré la conclusion d’un accord commercial entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, la livre est à la peine, les cambistes s’inquiétant des conséquences de la sortie du marché unique et de la pandémie de Covid-19.

«Avec le nouveau confinement, les perspectives à court terme de l’économie britannique se sont dégradées et cela nourrit les spéculations sur les prochaines actions de la Banque d’Angleterre», a constaté Thu Lan Nguyen, analyste chez Commerzbank.

Le marché se demande notamment si la BoE pourrait adopter des taux négatifs pour doper les prêts aux particuliers et aux entreprises, ce qui rendrait la livre moins attractive.

Lundi, le discours de Silvana Tenreyro, une membre du comité de politique monétaire qui a souligné le rôle positif que des taux négatifs pourraient jouer, a dans un premier temps pesé sur la monnaie britannique.

Mais «selon Mme Tenreyro, la banque examine encore la faisabilité d’une telle mesure, cela ne suggère pas qu’elle soit pour tout de suite», a commenté Thu Lan Nguyen.

Outre Atlantique, le dollar reculait face à l’euro (-0,44% à 1,2205 dollar pour un euro), après plusieurs séances de hausse qui ont permis d’éloigner le billet vert de son plus bas en deux ans et demi, atteint le 6 janvier à 1,2349 dollar pour un euro.

Les analystes de Deutsche Bank estiment que le dollar va profiter dans les prochains mois «d’un plan de relance plus important que prévu» car les démocrates contrôlent le Sénat et «d’un calendrier de vaccination en avance par rapport à l’Europe», ce qui devrait profiter à l’économie américaine.

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