La City a un «futur radieux» loin des régulations de l’UE, selon Andrew Bailey

AWP

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Bruxelles doit assouplir sa position d’ici mars pour accorder à la finance britannique des équivalences et favoriser la reprise économique, plaide le gouverneur de la BoE.

La finance britannique doit appliquer des régulations «mondiales, pas régionales» et l’UE doit assouplir sa position d’ici mars pour lui accorder des équivalences et favoriser la reprise économique, a plaidé mercredi Andrew Bailey, gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE).

«Nous avons une chance d’aller de l’avant et de reconstruire nos économies post-COVID, avec le soutien de nos systèmes financiers. Ce n’est pas le moment d’avoir des disputes régionales», a-t-il asséné dans un discours.

Les services financiers britanniques, qui représentent 150 milliards de livres par an mais sont peu évoqués dans l’accord conclu fin décembre entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, ont jusqu’à mars pour se voir accorder des équivalences et pouvoir exercer sur le continent.

L’UE demande plus d’informations sur la façon dont les régulations britanniques évolueront à l’avenir, une requête «que l’UE ne demande d’aucun autre pays et n’accepterait pas pour elle-même», a affirmé M. Bailey.

Selon lui, cette requête conduirait soit à un gel de l’évolution des régulations britanniques, une option «irréaliste et dangereuse», soit à un alignement de Londres sur Bruxelles, ce qui serait «prendre des ordres, tout simplement», a-t-il ajouté.

«Il ne s’agit pas pour le Royaume-Uni de créer un centre financier dérégulé, où tout est permis et où le risque croît», a-t-il dit, «mais je pense que nous avons un avenir radieux devant nous dans un marché compétitif, construit sur des normes de régulation internationales robustes».

En janvier, M. Bailey avait estimé que 5’000 emplois, «7’000 tout au plus», avaient déjà quitté Londres en raison du Brexit. Une étude du cabinet EY évoquait cet automne 7’500 emplois délocalisés de la City vers des places européennes, bien moins que les dizaines de milliers de disparitions de postes craintes au moment du vote du Brexit.

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