La Banque d’Angleterre rend ses dernières décisions

AWP

1 minutes de lecture

Les investisseurs estiment que la BoE ne devrait pas toucher à son taux directeur, déjà à un plus bas historique à 0,1%, ni à son programme de rachat d’actifs.

La Banque d’Angleterre (BoE) doit annoncer jeudi ses dernières décisions monétaires d’une année 2020 marquée par la pandémie de Covid-19, alors qu’elle ignore toujours si un accord commercial post-Brexit sera trouvé entre Londres et Bruxelles.

Aucun changement de politique monétaire n’est attendu lors de cette annonce à 12h00 GMT (13h00 à Paris), au lendemain de sa réunion.

Les investisseurs sur le marché des changes et des obligations estiment que la BoE ne devrait pas toucher à son taux directeur, déjà à un plus bas historique à 0,1%, ni à son programme de rachat d’actifs.

Ce dernier «a été augmenté de 150 milliards de livres en novembre, et l’économie s’est montrée plutôt résistante au reconfinement, donc il ne semble pas essentiel que la Banque agisse dans l’immédiat», estime Howard Archer, économiste chez EY Item Club.

«Au premier trimestre de l’année prochaine, la BoE y verra plus clair sur le temps que prendront les campagnes de vaccination, et sur la forme que prend le Brexit, elle n’aura pas besoin de deviner le futur pour mener sa politique monétaire», a expliqué Fiona Cincotta, analyste chez City Index, appelant à la «patience».

Taux négatifs?

Depuis le début de la pandémie, l’économie britannique, très dépendante de services comme la distribution, la restauration, le tourisme, les transports, a particulièrement souffert des confinements, poussant la BoE à multiplier les mesures de soutien.

Par ailleurs, Londres et Bruxelles n’ont toujours pas trouvé d’accord commercial post-Brexit, à deux semaines de la fin de la période de transition, ce qui représente un autre choc potentiel pour le Royaume-Uni, même si les marchés tablent sur un accord de dernière minute.

Certains observateurs de la BoE espèrent en savoir plus jeudi sur une arme jamais encore dégainée dans l’arsenal de l’institution: un taux directeur négatif.

Cette mesure, déjà adoptée en Europe et au Japon, vise à pousser les banques à prêter aux entreprises et aux particuliers, mais les résultats obtenus ne font pas l’unanimité.

En cas d’échec des négociations avec l’Europe, «il est probable que la BoE augmente ses mesures de soutien de l’économie. Cela voudrait dire très certainement plus de rachats d’actifs, et un passage aux taux négatifs serait plus probable», prévoit Howard Archer.

Après avoir demandé en octobre aux entreprises concernées si elles étaient prêtes à des taux négatifs, le gouverneur de la BoE Andrew Bailey avait affirmé n’avoir «pas de date précise en tête» pour tirer des conclusions de cette étude.

A lire aussi...