La BoE lance de sévères stress tests COVID pour les banques

AWP

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Pour tester les établissements bancaires, la Banque d’Angleterre a concocté un scénario bien plus pessimiste que ses prévisions officielles.

La Banque d’Angleterre (BoE) lance mercredi ses tests de résistance des banques britanniques et se focalise sur la manière dont un scénario catastrophe lié à la pandémie de COVID-19, étalé sur plusieurs années, les affecterait.

Pour tester les établissements bancaires, la BoE a concocté un scénario bien plus pessimiste que ses prévisions officielles: «en incluant les chocs économiques de 2020, le scénario prévoit une baisse cumulée sur trois ans de 37% du PIB britannique par rapport à 2019 et de 31% du PIB mondial», détaille l’institution dans un communiqué.

En novembre, avant que le Royaume-Uni soit touché par un nouveau variant du coronavirus, la BoE tablait au contraire sur un rebond de l’économie de 7,25% en 2021, après une chute de 11% en 2020.

La BoE veut également savoir si les banques sont prêtes à une possible évolution à long terme du comportement des consommateurs, rendus plus prudents et moins dépensiers, surtout en ce qui concerne les restaurants, les hôtels et les voyages, et qui pourraient garder ces nouvelles habitudes.

Huit établissements bancaires, qui représentent 75% des prêts britanniques, sont concernés. Si la BoE affirme qu’il «n’y a pas de lien automatique entre les résultats du test et la régulation», les conclusions tirées «seront prises en compte par l’autorité prudentielle (PRA)» dans la manière dont la rémunération des actionnaires est encadrée.

Après avoir interdit le rachat d’actions et le versement de dividendes en mars, au plus fort de la crise provoquée par la pandémie, la PRA a autorisé les grandes banques britanniques à verser jusqu’à 25% de leurs bénéfices en dividendes.

Le Royaume-Uni est le pays d’Europe le plus endeuillé par la pandémie, avec plus de 91’000 décès, mais également l’un de ceux où les confinements successifs ont le plus endommagé l’économie.

Les économistes redoutent désormais une double récession au Royaume-Uni après celle du printemps, avec une baisse du produit intérieur brut attendue pour le quatrième trimestre de 2020 et le premier de 2021.

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