USA: les stocks de pétrole brut au plus bas

AWP

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Les réserves américaines de pétrole brut ont baissé pour la sixième semaine de suite, touchant leur niveau le plus bas depuis début avril.

Les réserves américaines de pétrole brut ont baissé pour la sixième semaine de suite, touchant leur niveau le plus bas depuis début avril, sous l’effet d’une forte baisse des importations et d’un ralentissement de la production après le passage d’ouragans dans le Golfe du Mexique.

Selon un rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’Information sur l’Energie (EIA) publié mercredi, les stocks commerciaux de brut ont dégringolé de 9,4 millions de barils (MB) la semaine dernière, s’établissant à 498,4 MB. Les analystes s’attendaient à une baisse de 2 MB.

A Cushing, dans l’Oklahoma, où se situent les gigantesques cuves stockant le pétrole WTI coté à New York, les réserves ont toutefois augmenté de 100.000 barils à 52,5 MB.

«Les ouragans Laura et Marco (dans le Golfe du Mexique, ndlr) ont provoqué une baisse de la production ainsi que la fermeture de nombreuses raffineries», explique Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

Avec une extraction moyenne de 9,7 millions de barils par jour (mbj), la production américaine de brut est en effet tombée sous la barre des 10 mbj pour la première fois depuis janvier 2018.

Les raffineries ont pour leur part fonctionné à 76,7% de leurs capacités, en nette baisse par rapport à la semaine précédente (82%).

Ce recul a contribué à la baisse de 4,3 MB des réserves d’essence, supérieure aux 3,05 MB anticipés par les analystes.

Les stocks de produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont eux baissé de 1,7 MB, là où les analystes s’attendaient à une baisse de 1 MB.

La fermeture de nombreux ports dans le Golfe du Mexique a également contribué à la chute des importations, qui sont passées de 5,92 mbj à 4,90 mbj.

Les exportations ont de leur côté reculé, passant de 3,36 mbj à 3,00 mbj.

La baisse des stocks de brut et de produits pétroliers n’est cependant pas le signe d’une reprise de la consommation sur le long terme, selon M. Lipow.

«Je m’attends à ce que sur l’ensemble de 2020, la demande en essence soit en repli de 8 à 10% par rapport à 2019», avance l’expert.

Les Américains ont d’ailleurs consommé en moyenne 18,3 mbj au cours des quatre dernières semaines, un chiffre en légère baisse par rapport à la semaine précédente et en recul de 15,9% par rapport à la même période l’an dernier.

Signe de la prudence du marché face aux chiffres de l’EIA, le prix du baril de WTI pour livraison en septembre reculait de 92 cents à 41,84 dollars vers 15H20 GMT.

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