Pétrole: les stocks US repartent à la baisse et créent le surprise

AWP

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Les réserves de brut ont reculé de 4,4 millions de barils (MB) au 11 septembre, là où les analystes avaient anticipé une progression d’un peu plus de 2 MB.

Les stocks commerciaux de pétrole brut aux Etats-Unis ont baissé la semaine dernière, après une hausse inattendue la semaine précédente, alors que la cadence des raffineries s’est nettement accélérée.

Selon un rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA), les réserves de brut dans le pays ont reculé de 4,4 millions de barils (MB) pour s’établir à 496 MB au 11 septembre, là où les analystes avaient anticipé une progression d’un peu plus de 2 MB.

«La cadence des raffineries est nettement remontée par rapport à la semaine précédente après le passage des ouragans Laura et Marco» dans le Golfe du Mexique, note Matt Smith de ClipperData.

Les raffineries américaines ont fonctionné à 75,8% de leurs capacités, soit une hausse de 4 points de pourcentage par rapport à la semaine précédente.

Les importations ont pour leur part baissé, passant de 5,42 millions de barils par jour (mbj) à 5,01 mbj, ce qui s’explique en grande partie, selon M. Smith, par les faibles niveaux de pétrole saoudien importé aux Etats-Unis.

Cheffe de file de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l’Arabie saoudite est en effet engagée, aux côtés de ses partenaires, dans une politique de coupe de sa production visant à stabiliser les prix de l’or noir.

Les exportations américaines de brut ont aussi reculé, passant de 2,94 mbj à 2,60 mbj.

A Cushing, dans l’Oklahoma, où se situent les gigantesques cuves stockant le pétrole WTI coté à New York, les réserves ont baissé de 100.000 barils à 54,3 MB.

La baisse des stocks de brut aux Etats-Unis a toutefois été limitée par le rebond de la production, qui s’est établie à 10,9 mbj contre 10 mbj la semaine précédente.

«On retourne tout simplement aux niveaux d’avant les ouragans», précise Matt Smith.

«Mais on voit que ça a déjà commencé à redescendre avec l’ouragan Sally», qui balaie en ce moment le sud-est des Etats-Unis, ajoute l’expert.

Les réserves d’essence ont quant à elles légèrement diminué (-400.000 barils), proches du niveau attendu par les analystes.

Celles de produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont chuté de 3,5 MB, là où les analystes avaient prévu un repli de seulement 250.000 barils.

«On voit la demande progressivement repartir, mais on est encore très loin des niveaux où on était à la même période l’an dernier, ce qui est logique au vu de la contraction de l’économie et des chiffres du chômage», indique M. Smith.

Les Américains ont d’ailleurs consommé en moyenne 18,1 mbj au cours des quatre dernières semaines, comme la semaine précédente mais en recul de 15,5% par rapport à la même période l’an dernier.

Déjà en hausse avant la diffusion du rapport, le prix du baril de WTI pour livraison en octobre grimpait de 4% à 39,81 dollars vers 15H45 GMT.

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