Pétrole: la demande reprend aux USA, les stocks baissent

AWP

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Les réserves américaines de brut ont décru de 900’000 barils au 26 mars alors que les analystes s’attendaient à une baisse de 1,5 million de barils.

Les stocks commerciaux de pétrole brut aux Etats-Unis ont, sous l’effet d’une progression de la demande, diminué la semaine dernière, dans une proportion un peu moindre toutefois que celle attendue par les analystes.

Selon le rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) diffusé mercredi, les réserves américaines de brut ont décru de 900’000 barils, à 501,8 millions de barils (MB), au 26 mars. Les analystes interrogés par Bloomberg s’attendaient à une baisse médiane de 1,5 MB.

Au cours des semaines précédentes, en raison des intempéries du mois de février qui avaient paralysé le Texas, la production de brut et son stockage avaient été fortement perturbés, provoquant un gonflement des réserves pendant cinq semaines d’affilée.

Les raffineries américaines ont continué à augmenter leur cadence la semaine dernière, fonctionnant à 83,9% de leurs capacités contre 81,6% la semaine d’avant, et traité 14,9 millions de barils par jour (mbj), soit 600.000 barils quotidiens de plus.

Après un repli du brut la veille, le cours du baril new-yorkais de WTI, en légère perte en début de séance, revenait dans le vert (+0,51%) à 60,85 dollars le baril vers 15H00 GMT.

Cette diminution des réserves de brut témoigne d’une accélération de la demande. Celle-ci a grimpé de 8,6% par rapport à la semaine dernière à 20,3 mbj. Mais sur un an, la demande des Américains pour les produits pétroliers reste inférieure de 4,4% à ce qu’elle était fin mars 2020.

Du côté des produits pétroliers, les stocks d’essence ont chuté de 1,7 MB la semaine dernière, signe d’une reprise de l’activité et des transports, alors que les analystes s’attendaient à un gonflement des réserves d’essence de 700.000 barils.

Les stocks de produits distillés (fioul et gaz de chauffage), eux, ont continué à gonfler de 2,5 MB, cinq fois plus que ne l’estimaient les analystes.

La production a stagné à 11 MB.

Les importations de brut ont augmenté de 523.000 barils par jour, près du double de la semaine précédente, et les exportations ont progressé aussi de presque 700.000 barils.

Dans les cuves de Cushing dans l’Oklahoma (Centre sud), où se trouve le pétrole WTI coté à New York, les réserves ont augmenté de 800.000 barils à 47,1 MB.

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