Noyés sous les résultats, les marchés européens attendent l’oracle de la Fed

AWP

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Londres a fini à l’équilibre (+0,04%) tout comme Francfort (-0,10%). Paris a tiré son épingle du jeu grâce à de bonnes surprises dans les résultats du jour (+0,60%).

Noyés sous les publications d’entreprises, les marchés européens ont fini en ordre dispersé mercredi, se montrant globalement frileux avant l’oracle de la Fed attendu dans la soirée.

Londres a fini à l’équilibre (+0,04%) tout comme Francfort (-0,10%). Paris a tiré son épingle du jeu grâce à de bonnes surprises dans les résultats du jour (+0,60%). Milan a légèrement reflué de 0,11% et Madrid a perdu 0,55%, lestée par son secteur bancaire. A Zurich, le SMI a cédé marginalement 0,04%.

«Les marchés européens sont dans une période d’attente forte pour cette semaine qui est de loin la plus importante de l’été», a estimé auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

«Tous les sujets sont là: monétaires avec la réunion de la Fed, microéconomiques avec les résultats (d’entreprises), et budgétaires avec le plan de relance débattu aux Etats-Unis», a-t-il souligné.

Principal objet d’attention, la Fed achèvera dans la soirée une réunion monétaire de deux jours. Même si aucune annonce majeure n’est attendue, elle devrait réitérer son soutien à l’économie et chaque mot de son président Jerome Powell sera examiné à la loupe.

L’institution a déjà annoncé mardi qu’elle allait prolonger jusqu’au 31 décembre plusieurs programmes de prêts mis en place pour aider les entreprises et collectivités et qui devaient initialement prendre fin «aux alentours du 30 septembre».

Sur le plan budgétaire, les investisseurs sont aussi suspendus aux discussions toujours tendues entre élus démocrates et républicains au Congrès sur un nouveau plan d’aide de 1.000 milliards de dollars.

Le courant attentiste a aussi été manifeste sur le marché de la dette, les taux d’emprunts faisant du surplace toute la séance.

Selon M. Baradez, «les investisseurs sont aussi à l’affût des résultats demain soir des géants de la tech aux États-Unis» (Amazon, Apple, Facebook, Google) pour voir si la nouvelle locomotive de l’économie ne s’essouffle pas.

Toutes ces questions en suspens viennent s’ajouter «aux craintes d’une seconde vague de contaminations en Europe» alors que la pandémie continue à faire des ravages, a observé le spécialiste.

Banques en berne

Alors que les indices européens ont eu à digérer une grosse salve de publications, les valeurs bancaires ont souffert dans le sillage de publications de mauvaises performances à l’instar de Banco Santander (-4,71% à 2 euros) ou Barclays (-6,11% à 105,02 pence).

Société Générale a ainsi perdu 2,67% à 13,88 euros, Crédit agricole 1,10% à 8,65 euros, et BNP Paribas 1,02% à 35,80 euros.

Mais de bonnes surprises ont aussi été au rendez-vous.

A Paris, le géant français de services informatiques Capgemini a ainsi pris la tête du CAC 40 (+6,53% à 111,70 euros). Le groupe, qui a récemment acquis Altran, a résisté aux effets de la pandémie, selon son estimation de résultats semestriels.

A Londres, Aston Martin a bondi de 12,95% à 56,00 pence. Le constructeur de voitures de luxe a creusé sa perte nette au premier semestre à 227,4 millions de livres (250,6 M EUR) mais espère pouvoir se relancer après avoir levé récemment des fonds pour renforcer des finances mises à mal par la pandémie.

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