Les places financières naviguent à vue entre Moyen-Orient et SK Hynix

AWP/AFP

2 minutes de lecture

Vers 16h, Paris se cherche une tendance (-0,05%), tout comme Francfort (-0,04%) où Volkswagen (-0,84%) limite les dégâts après une information de marché défavorable. En revanche, Zurich affiche une hausse de 0,25% vers 17h.

Les bourses mondiales naviguaient à vue vendredi entre incertitudes au Moyen-Orient, entrée en bourse à New York du géant sud-coréen des puces SK Hynix et informations de marché favorables à Vodafone et EasyJet.

A l’image des bourses européennes, les investisseurs new-yorkais s’interrogeaient vers16h00 sur la marche à suivre à New York, où le Dow Jones était stable (+0,09%) comme le Nasdaq (-0,01%), tandis que le S&P 500 prenait 0,12%. Les échanges des titres SK Hynix devaient commencer à 16h00 au sein du Nasdaq, d’après la société d’informations boursières Factset.

L’entrée en bourse à Wall Street vendredi du géant sud-coréen des puces électroniques devrait être la deuxième plus importante levée de l’histoire, à 26,5 milliards de dollars, derrière SpaceX et ses 75 milliards de dollars en juin. SK hynix a émis l’équivalent de 18 millions de nouvelles actions sur le Nasdaq, le marché boursier américain à forte représentation technologique.

«L’annonce de l’introduction en bourse record de SK hynix contribue à renforcer la confiance dans le cycle d’investissement de l’IA», selon les analystes de la Deutsche Bank. En Europe, le secteur reculait après avoir connu un bond généralisé la veille: Infineon cédait 3% à Francfort, ASML 2,31% à Amsterdam et STMicroelectronics 1,52% à Paris.

Vers 16h00, Paris se cherchait une tendance (-0,05%), tout comme Francfort (-0,04%) où Volkswagen (-0,84%) limitait les dégâts après une information de marché défavorable. Le constructeur automobile en crise, confronté à une profonde restructuration, a annoncé vendredi un recul accentué de ses ventes de véhicules dans le monde au deuxième trimestre (-8,6%), en raison d’un effondrement des livraisons en Chine (-36%).

Les salariés du géant de l’automobile allemand étaient mobilisés jeudi contre des plans d’économies «brutaux», dénoncés par le syndicat IG Metall, tandis que la direction du groupe prépare une restructuration susceptible de devenir la plus importante de l’histoire de l’industrie allemande.

La Bourse suisse voyait quant à elle son indice phare SMI progresser de 0,25% vers 17h00.

Niel monte au capital de Vodafone

Porté par le titre du groupe de télécommunications britannique Vodafone (+12,67%), Londres progressait plus franchement (+0,30%). Le milliardaire français Xavier Niel, propriétaire du groupe télécoms Iliad (Free), va débourser 5,1 milliards d’euros à travers un véhicule d’investissement pour devenir le premier actionnaire de Vodafone, selon un communiqué publié vendredi.

La compagnie aérienne britannique EasyJet (+14,69% à 674,60 pence à Londres) a annoncé vendredi un «accord de principe» pour une potentielle acquisition par le fonds américain Apollo, valorisant l’entreprise 5,7 milliards de livres (6,7 milliards d’euros).

Les marchés continuent de suivre l’évolution des prix du pétrole, qui restent stables, après avoir reculé la veille et bondi mercredi, dans la foulée du regain de tension au Moyen-Orient.

Vers 16h00, le baril de Brent, référence mondiale du brut, reculait (-0,25%) à 76,11 dollars, tout comme le WTI, référence nord-américaine (-0,62% à 71,63 dollars).

«Le cessez-le-feu est menacé, mais les pourparlers entre les Etats-Unis et l’Iran se poursuivront. Ce dernier facteur - associé à l’excédent d’offre sur certains marchés - a contribué à contenir les cours du pétrole», a expliqué Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank. Le trafic dans le détroit d’Ormuz a nettement ralenti depuis mercredi, en particulier sur la route maritime omanaise soutenue par l’ONU, après les attaques ayant visé plusieurs navires dans la semaine, ont indiqué des analystes.

Calme sur les marchés obligataires

Dans ce contexte, les taux d’emprunt des dettes d’Etat, qui avaient bondi en milieu de semaine en raison de la remontée des tensions au Moyen-Orient et du retour des craintes inflationnistes, reculaient eux aussi légèrement, signe de détente. Le rendement à échéance dix ans de l’Allemagne atteignait ainsi 3,07%, contre 3,08% la veille en clôture.

A lire aussi...