Les marchés européens partagés sur l’impact à venir du déconfinement

AWP

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Londres progresse grâce à Vodafone. Paris cède 0,39% et Francfort finit atone.

Les marchés européens ont fini en ordre dispersé mardi, les investisseurs s’interrogeant sur la possibilité d’une rechute de la crise sanitaire.

L’indice FTSE-100 de la Bourse de Londres a gagné 0,93%, aidé par l’action Vodafone (+8,74%) portée par le maintien du dividende.

Sur les autres places européennes, Paris a cédé 0,39%, Francfort a fini atone (-0,05%), Madrid et Milan ont pris respectivement 1,36% et 1,02%. A Zurich, le SMI a gagné 0,45%.

Les marchés font face aux «risques de résurgence de l’épidémie qui donnerait un nouveau coup à l’économie», indique à l’AFP Jean-Jacques Friedman, directeur des investissements à Natixis.

Néanmoins, «le sujet qui domine ces dernières 48 heures n’a pas eu un énorme impact sur les marchés», constate M. Madden.

«Il semble qu’il est soit trop tôt pour dire s’il y aura une deuxième vague cruelle de cas de Covid-19 ou juste une légère reprise de nouvelles infections», reconnaît l’expert.

Au moment de la clôture, Wall Street évoluait en petite hausse.

La pandémie a fait plus de 286.000 morts sur la planète depuis son apparition en décembre à Wuhan, en Chine, où l’apparition de six nouveaux cas de contamination fait craindre une reprise de la contagion.

Emboîtant le pas à la France qui a levé partiellement le confinement lundi, la Russie a entamé un prudent déconfinement avec la réouverture dans plusieurs régions de certains commerces.

Dans l’ensemble, «le marché tient en dépit de chiffres affreux» sur le plan macroéconomique, souligne M. Friedman.

La principale statistique du jour, à savoir «le chiffre de l’inflation aux États-Unis et son aspect déflationniste, pèse sur la séance et montre que la crise est extrêmement profonde», souligne le spécialiste.

Les prix à la consommation ont reculé de 0,8% en avril comparé à ceux enregistrés en mars aux États-Unis, soit la plus forte baisse mensuelle depuis décembre 2008.

Dans l’Hexagone, la mise à l’arrêt de l’activité pendant deux mois a coûté près de six points de produit intérieur brut à l’économie française, a estimé mardi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau.

Du côté des valeurs

- ALLIANZ (-3,21% à 151,30 euros): sur les trois premiers mois de l’année, le bénéfice net part de l’assureur a fondu de 28,9% à 1,4 milliard d’euros tandis que son taux de solvabilité, en baisse de 212% fin 2019 à 190% fin mars, pourrait passer sous les 180%, sa limite basse prévue.

- THYSSENKRUPP (-15,31% à 4,11 euros, au MDax): le conglomérat va recevoir un prêt garanti par l’Etat allemand d’un milliard d’euros pour faire face à l’impact du coronavirus, après une perte nette de 946 millions d’euros au deuxième trimestre de son exercice décalé 2019/2020.

- STMICROELECTRONICS (+3,90% à 23,70 euros) a enregistré la plus forte hausse du CAC 40.

- ALSTOM a grimpé de 6,85% à 38,70 euros, tablant sur un «rebond rapide» du marché et souhaitant toujours racheter son concurrent Bombardier Transport.

Sur le marché obligataire, les taux souverains n’ont guère évolué par rapport à la veille.

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