Les marchés européens gardent la politique douanière américaine toujours en ligne de mire

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Paris gagne 0,18%, Londres avance de 0,24% et Francfort s’octroie 0,33%. A Zurich, le SMI recule de 0,87%.

Les marchés boursiers mondiaux évoluent en hausse mercredi, digérant une série de résultats et d’annonces d’entreprises, dans un marché toutefois sur ses gardes à la veille de l’entrée en vigueur de la plupart des droits de douane annoncés par Donald Trump.

A Wall Street, vers 15h55 GMT, le Dow Jones prenait 0,33%, le S&P 500 gagnait 0,78% et le Nasdaq avançait nettement de 1,01%.

En Europe, la Bourse de Paris a gagné 0,18%, Londres a avancé de 0,24% et Francfort s’est octroyée 0,33%. A Zurich, le SMI a reculé de 0,87%.

«L’actualité qui domine les marchés est la mise en application des droits de douane attendue demain (jeudi 7 août, NDLR). Nous ne sommes pas à l’abri d’un nouveau changement sur ce sujet», commente Frédéric Ruf, expert en investissements financiers chez Milleis Banque, soulignant la prudence des investisseurs à la veille de cette échéance.

Par ailleurs, «le retour en force de Donald Trump sur les droits de douane et les sanctions - cette fois visant directement l’Inde et d’autres pays des Brics - attire l’attention des traders et menace de raviver la volatilité sur les marchés», note aussi Fawad Razaqzada, analyste chez City Index.

Le président américain a signé mercredi un décret ajoutant 25% de droits de douane sur les produits indiens, «en réponse à l’achat continu de pétrole russe», une source de revenus essentielle pour Moscou, a annoncé la Maison Blanche sur un de ses comptes X.

Cette nouvelle surtaxe, qui ne sera effective que dans 21 jours, vient s’ajouter à celle de 25% qui doit entrer en vigueur le 7 août, en même temps que les droits de douane que M. Trump présente comme «réciproques», selon le décret.

Dans ce contexte, les prix du pétrole étaient à la hausse, le marché évaluant le risque d’une réduction des exportations russes. Vers 15h55 GMT, le baril de WTI américain grimpait de 1,18% à 65,93 dollars, et celui de Brent de la mer du Nord de 1,17% à 68,43 dollars.

La séance est aussi marquée par la publication de nombreux résultats d’entreprises.

«Il y a une certaine asymétrie dans la réaction des marchés: lorsque les résultats sont bons, les titres progressent peu; en revanche, les déceptions entraînent des baisses sensibles», retient Frédéric Ruf.

«Le regard exigeant des investisseurs s’explique par les niveaux de valorisation élevés des marchés,» plusieurs indices américains et européens ayant récemment atteint des records historiques, poursuit l’expert en investissement.

Apple promet 100 mrd USD d’investissements aux USA

Le géant de la tech Apple (+5,36% à 213,79 dollars à New York) va augmenter de 100 milliards de dollars ses investissements prévus aux Etats-Unis, lesquels se monteront à 600 milliards sur quatre ans au total, a dit mercredi un haut responsable de la Maison Blanche à l’AFP, confirmant des informations de presse.

L’annonce officielle doit être faite à 16h30 locales (20h30 GMT) à la Maison Blanche en présence du président américain.

Ailleurs dans le secteur technologique, Snap, maison-mère de Snapchat, dévissait de 18,10% à 7,70 dollars, minée par des performances trimestrielles en deçà des attentes, notamment sur son segment publicitaire.

Novo Nordisk affiche de bons résultats

Maison-mère de l’antidiabétique Ozempic, le laboratoire pharmaceutique danois Novo Nordisk a annoncé une hausse de 32% de son bénéfice net au deuxième trimestre, tout en maintenant des prévisions annuelles timides à cause d’une pénétration plus difficile du marché.

Le titre a baissé de 5,36% à 288,15 couronnes danoises, soit environ 38,61 euros.

Il y a huit jours, le groupe avait revu à la baisse ses prévisions annuelles, entraînant une nouvelle dégringolade du cours de son titre, en chute libre depuis près d’un an. Sur douze mois, le prix de l’action a fondu de plus de 65%.

Bayer sanctionné

Le géant industriel allemand (-9,92% à 24,81 euros) a multiplié sa perte nette par six au deuxième trimestre 2025, toujours ralenti par ses problèmes judiciaires liés au glyphosate malgré quelques progrès dans sa branche agrochimie en crise.

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