Les bourses mondiales évoluent sans direction commune mardi, dans l’attente de la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), tandis que la saison des résultats d’entreprises bat son plein.
En Europe, Paris a pris 0,72%, Londres 0,60% et Francfort 1,03%. Milan a gagné 1,23%. A Zurich, le SMI a gagné 0,37%.
A Wall Street, vers 15h50 GMT, l’indice Nasdaq perdait 0,15%, l’indice élargi S&P 500 0,14% et le Dow Jones 0,41%.
«Le regard se tourne vers la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed)» qui organise sa réunion de politique monétaire entre mardi et mercredi, note Patrick Munnelly, de Tickmill Group.
Son président, Jerome Powell, fait face à une pression croissante de Donald Trump pour baisser ses taux, ce qu’il refuse en attendant de connaître les effets de la politique de droits de douane du président américain sur les prix.
Dans ce contexte, «les investisseurs portent aussi leur attention sur des indicateurs économiques clés tels que l’emploi, l’inflation et l’activité économique globale», selon Patrick Munnelly.
Ils devront aussi digérer une première estimation du PIB américain pour le deuxième trimestre mercredi et l’indice PCE jeudi, jauge d’inflation privilégiée par la Fed, et enfin le taux de chômage en juillet aux Etats-Unis vendredi.
Côté devises, le billet vert prenait 0,51% par rapport à la monnaie unique, à 1,1532 dollar pour un euro.
Le rendement de l’emprunt américain à dix ans atteignait 4,36%, contre 4,41% la veille en clôture.
La séance fait aussi la part belle à la saison des résultats qui bat son plein, avec de nombreuses publications des deux côtés de l’Atlantique.
La semaine sera également «marquée par celles des géants Meta et Microsoft, attendus mercredi et d’Amazon et Apple jeudi», avec en sujet majeur «les perspectives de croissance liées à l’IA» explique à l’AFP, Lionel Melka, gérant chez Swann Capital.
Novo Nordisk s’effondre
Le géant pharmaceutique danois Novo Nordisk, connu pour ses traitements contre le diabète et l’obésité, a abaissé mardi ses prévisions pour 2025, pour la deuxième fois cette année, en raison de difficultés sur le marché américain.
L’action de la deuxième capitalisation européenne s’est effondrée de 21,37% vers 14H05 GMT à la Bourse de Copenhague.
Merck recule
Le laboratoire américain Merck (-4,17% à 80,56 dollars vers 15H50 GMT) est aussi sanctionné, pour son chiffre d’affaires inférieur aux attentes au deuxième trimestre et pour la réduction de ses objectifs annuels.
UPS souffre
Le groupe américain de messagerie et de livraison de colis UPS (-9,68% à 91,74 euros) a subi au deuxième trimestre un recul de son chiffre d’affaires et de son bénéfice, pâtissant de la réduction des volumes aux Etats-Unis, son principal marché.
Spotify déçoit
Le numéro un mondial des plateformes audio, le suédois Spotify chutait de 10,84% à 625,65 dollars à Wall Street, après avoir fait état mardi d’un bénéfice d’exploitation au deuxième trimestre, à 406 millions d’euros, inférieur à sa prévision de 539 millions d’euros.
EssilorLuxottica salué
L’action du numéro un mondial de l’optique EssilorLuxottica a grimpé de 6,90% à 263,20 euros à Paris, après l’annonce d’une progression de 7,3% de son activité au premier semestre, portée par les lunettes connectées Ray-Ban Meta.
Amundi en recul
Le premier gestionnaire d’actifs en Europe (-8,27% à 64,35 euros) a déçu les investisseurs, après des résultats avant impôts en recul à 437 millions d’euros de 1,8% sur un an au deuxième trimestre, moins que les 516 millions attendus par les analystes cités par Bloomberg.
Le pétrole en hausse
Sur le marché du pétrole, les cours sont en hausse, au lendemain de déclarations de Donald Trump, qui a fixé «une nouvelle date limite d’environ 10 ou 12 jours» pour que Vladimir Poutine mette fin à la guerre en Ukraine.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 1,21% à 70,89 dollars, et celui de son équivalent américain, le WTI, 1,35% à 67,61 dollars.