Les marchés européens finissent en hausse, rassurés par la baisse du pétrole

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Hissé par le géant allemand des logiciels SAP, Francfort monte de 1,04%. Londres progresse de 0,42% malgré la baisse du pétrole. Les investisseurs prennent également des risques à Paris (+0,40%) et Milan (+0,49%).

Le recul des géants de l’industrie des puces électroniques effaçait en partie lundi soir les bénéfices de la baisse des prix du pétrole sur les marchés boursiers, à New York surtout.

A Wall Street vers 18h30, AMD abandonnait 6,88%, Nvidia 4,13%, Micron 4,24% et Intel 2,09%.

La cause: la publication d’une information relative à une percée technologique qui pourrait accélérer la croissance de l’industrie chinoise des puces informatiques.

A la Bourse d’Amsterdam, le titre d’ASML, première capitalisation boursière européenne, a subi un mouvement de vente brutal (-8,42% à 1429,80 euros).

Ces mouvements s’observent au seuil d’une semaine où plusieurs poids lourds de la tech publieront leurs résultats, notamment Microsoft et Meta mercredi, puis Apple et Amazon jeudi.

«Rappelons que les investisseurs sont de plus en plus mal à l’aise face aux dépenses massives des géants dans l’intelligence artificielle», note Ipek Ozkardeskaya de Swissquote.

«Leurs flux de trésorerie disponibles s’évaporent, les obligeant à rechercher des financements supplémentaires par le biais d’émissions d’actions et d’obligations dans un contexte de remontée des anticipations de taux d’intérêt», ajoute-t-elle.

Vers 18h15, ces interrogations plombaient le Nasdaq (-0,18%), alors que le S&P 500 revenait à l’équilibre (+0,04%) et que le Dow Jones progressait (+0,49%).

Les Bourses européennes dans le vert

Moins dépendantes de la tech et plus sensibles au prix du pétrole, toutes les grandes bourses européennes ont terminé dans le vert.

Francfort (+1,04%) a été tiré vers le haut par la demande de titres du géant des logiciels SAP (+8,02%).

«Les investisseurs s’étaient montrés trop pessimistes ces derniers mois à l’égard du groupe logiciel et ont été détrompés par les récents chiffres trimestriels», décrypte le spécialiste de la place Andreas Lipkow de CMC Markets.

A Paris (+0,40%), c’est aussi un champion du logiciel traditionnel, CapGemini (+5,83%), qui a tiré la cote vers le haut. Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics reculait encore (-1,88%), comme les autres géants du secteur.

A Londres (+0,42%), l’intérêt des investisseurs pour Vodafone (+4,82%) a compensé le recul des pétrolières qui est habituel les jours de baisse des prix du baril (BP, -2,57%).

A Zurich, la Bourse suisse a clôturé en hausse de 0,66%.

Pétrole en forte baisse

Le pétrole poursuivait sa forte baisse, porté par un arrêt depuis trois jours des hostilités dans le détroit d’Ormuz.

Vers 16H30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, la référence mondiale, chutait de 7,23%, à 89,78 dollars, et celui du WTI américain reculait de 6,64%, à 83,38 dollars.

Depuis vendredi soir, les Etats-Unis se sont retenus de mener de nouvelles attaques contre la République islamique, l’ambassadeur américain à l’ONU assurant que Donald Trump voulait laisser une chance à la diplomatie.

De son côté, Téhéran n’a revendiqué aucune attaque contre ses voisins du Golfe alliés de Washington. Ces deux dernières semaines avaient pourtant vu un regain des hostilités au Moyen-Orient sans précédent depuis le cessez-le-feu conclu en avril.

«Ce calme soudain, après deux semaines d’attaques, nourrit l’espoir d’un retour à la diplomatie», a commenté Kathleen Brooks, analyste de XTB.

Semaine chargée pour les banques centrales

Le retour des prix du pétrole à 100 dollars le baril la semaine dernière avait ravivé les risques d’inflation et donc d’un relèvement des taux directeurs par les banques centrales.

La Réserve fédérale américaine (Fed) ouvre le bal mercredi de la réunion des banques centrales de la semaine, après celle de la Banque centrale européenne (BCE) la semaine dernière.

«Nous prévoyons que le FOMC (comité de la Réserve fédérale) maintiendra ses taux inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%», analysent les experts de la banque privée Pictet.

La Banque d’Angleterre et du Japon devront également faire part cette semaine de leur décision de politique monétaire.

Les taux d’emprunt imposés à la France pour financer sa dette à échéance 10 ans revenaient à 3,92% lundi, après avoir franchi la semaine dernière le seuil des 4% pour la première fois depuis 2009.

Référence en Europe, le rendement du «Bund» allemand à dix ans atteignait moins de 3,13%, contre 3,17% vendredi soir.

Aux Etats-Unis, les bons du Trésor affichaient un rendement à 4,64% contre près de 4,68% vendredi.

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