Les cours du pétrole hésitent vendredi, en attendant des éclaircissements sur les négociations entre Téhéran et Etats-Unis et dans une séance marquée par un jour férié aux Etats-Unis.
Vers 09h45 GMT (11h45 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre prenait 0,06% à 71,84 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, lâchait 0,19% à 68,56 dollars.
Des représentants américains et iraniens ont conclu une session de négociations techniques et indirectes au Qatar jeudi en vue de faire cesser durablement les hostilités au Moyen-Orient.
Une source proche des négociations a indiqué à l’AFP sous couvert d’anonymat qu’elles s’étaient concentrées sur des dispositions concernant Ormuz, tandis que la question nucléaire devrait faire l’objet de discussions ultérieures plus approfondies.
Pour le marché pétrolier, le flux maritime du détroit d’Ormuz est le facteur le plus important.
Pour l’instant, «il est difficile d’obtenir une vue d’ensemble claire, car de nombreux pétroliers passent avec leurs systèmes d’identification automatique (AIS) désactivés», explique Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.
Mais «une quantité non négligeable de pétrole continue de passer par le détroit d’Ormuz», affirme l’analyste.
La production semble aussi reprendre plus rapidement que prévue dans les pays du Golfe, ajoute M. Rasmussen.
Pour l’instant cependant, c’est avant tout le pétrole bloqué dans les navires et dans les cuves de stockage qui sort d’un coup.
Une hausse des prix pourrait être observée quand ce pétrole «aura été absorbé par le marché, et si la reprise de la production s’avère insuffisante pour maintenir les volumes exportés actuellement via le détroit d’Ormuz», selon Tamas Varga, analyste chez PVM.
D’ailleurs, les contrats de Brent pour les mois plus éloignés se négocient d’ailleurs un peu plus cher: acheter du pétrole pour livraison en novembre est plus coûteux qu’en octobre, et décembre coûte davantage que novembre.