Les marchés asiatiques ont essuyé de lourdes pertes lundi, dans la foulée des déboires de Wall Street vendredi, tandis que les prix du pétrole sont montés en flèche après des échanges de frappes entre Israël et Iran, malgré les appels à la retenue de Donald Trump.
Vers 07h30 GMT lundi, l’indice Kospi de la Bourse de Séoul, où sont listés les géants Samsung et SK hynix, lâchait 8,29% à 7.484,41 points.
A Taipei, l’indice Taiex, dont le géant des puces électroniques TSMC est le moteur absolu, abandonnait à la même heure 3,48%.
A Tokyo, l’indice vedette Nikkei dégringolait lui aussi de 3,85%.
L’indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong décrochait de 1,47%. L’indice composite de la Bourse de Shanghai reculait de 1,70% et celui de Shenzhen de 3,14%.
Ces pertes s’expliquent en partie par des prises de bénéfices des investisseurs, après l’envolée spectaculaire de ces derniers mois sur les valeurs technologiques, et surtout celles liées aux semi-conducteurs ou à l’intelligence artificielle (IA).
Vendredi, le marché boursier américain a été secoué par des ventes en cascade d’actions technologiques et la fin des espoirs d’assouplissement monétaire de la Réserve fédérale (Fed).
«La vague de ventes est concentrée au sein du secteur technologique pour l’instant (...) A l’inverse, les secteurs des biens de consommation de base, de la santé et de la finance ont tous progressé vendredi», souligne Kathleen Brooks de XTB.
Les chiffres sur l’emploi américain, publiés vendredi, sont venus mettre du sel sur la plaie. Selon les données officielles sur l’état du marché du travail, 172.000 créations nettes d’emplois ont été enregistrées en mai aux Etats-Unis, le double de ce qu’attendaient les analystes.
Cela constitue la preuve d’une activité économique qui reste dynamique et, dans ce cas, une banque centrale peut difficilement justifier des taux bas pour soutenir la croissance. Les analystes redoutent ainsi qu’elle n’adopte une posture moins accommodante.
Le pétrole monte
Les cours du pétrole étaient à la hausse lundi, mais restaient sous la barre des 100 dollars.
Le baril de West Texas Intermediate prenait 4,55% à 94,66 dollars, tandis que le baril de Brent, référence internationale, gagnait 4,93% à 97,68 dollars vers 07h30 GMT.
Israël a mené lundi, malgré des appels à la retenue de Donald Trump, des frappes aériennes contre l’Iran après avoir été la cible de missiles de Téhéran pour la première fois depuis l’instauration de la trêve au Moyen-Orient.
«Les commentaires de la Maison Blanche suggèrent que le président souhaite maintenir les pourparlers de paix sur les rails avec l’Iran, ce qui pourrait limiter la hausse des prix du pétrole», selon Kathleen Brooks de XTB.
Des explosions ont retenti à Téhéran et les villes de Tabriz et Ispahan, a annoncé la télévision d’Etat tôt lundi, au moment où l’armée israélienne annonçait que son aviation avait bombardé «des cibles militaires appartenant au régime terroriste iranien dans l’ouest et le centre de l’Iran».
Israël a également indiqué lundi avoir identifié un tir de missile en provenance du Yémen, où les rebelles houthis soutiennent l’Iran.