USA: les ventes de maisons neuves en deçà des attentes en janvier

AWP/AFP

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Le mois dernier, 657’000 objets ont été vendus en rythme annualisé, indique le ministère américain du Commerce. Les analystes tablaient sur 671’000 ventes.

Les ventes de maisons neuves ont reculé le mois dernier aux États-Unis, et atteint un niveau inférieur aux attentes, selon des données officielles publiées mercredi.

En janvier, 657’000 maisons neuves ont été vendues en rythme annualisé, soit une baisse de 10,5% par rapport au chiffre de décembre, révisé à la hausse à 734’000 (au lieu de 698’000), et un recul de 1,1% sur un an, selon les chiffres du ministère américain du Commerce.

Les analystes s’attendaient à un niveau de ventes plus élevé, autour de 671’000 maisons, selon le consensus publié par MarketWatch.com.

Les températures ont probablement joué un rôle, d’après les observateurs du marché.

«Dame Nature n’a pas aidé», a résumé Ryan Sweet, économiste chez Oxford Economics dans une note.

«Le mois de janvier a été le plus froid depuis 1988», relèvent les analystes de Pantheon Macroeconomics, estimant que cela a pu empêcher certaines visites de se faire - et des ventes de se concrétiser.

«Dans tous les cas, cet indicateur est trop volatil, avec des révisions trop conséquentes, et une trop forte marge d’erreur pour prendre une seule donnée mensuelle très au sérieux», ajoutent-ils.

«Le cadre général» n’est pas altéré, selon eux: «Il se vend toujours autour de 650’000 à 670’000 maisons depuis maintenant deux ans, et malgré la faible demande d’emprunts, le marché des maisons neuves reste soutenu par le manque de logements anciens disponibles.»

En 2005, avant l’éclatement de la bulle immobilière, près de 1,3 million de maisons neuves avaient été vendues.

Ces dernières années, les prix de vente élevés et la cherté des crédits immobiliers ont dissuadé nombre d’acheteurs d’investir.

En janvier, le prix médian de vente a atteint 446’300 dollars, en hausse par rapport à décembre, et au plus haut depuis plus de deux ans.

Parmi les facteurs pesant sur le potentiel de ventes cette année, Ryan Sweet cite «le niveau des taux d’intérêt des crédits immobiliers, les droits de douane potentiels sur les matériaux en provenance du Canada et du Mexique, ainsi que de possibles difficultés à trouver de la main-d’oeuvre en raison de la politique migratoire» du gouvernement de Donald Trump, qui a promis des expulsions massives de sans-papiers.

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