L'immobilier de luxe en pleine forme malgré la pandémie

AWP

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Loin de refreiner l'appétit des plus riches pour les propriétés d'exception, la pandémie a déclenché un boom de la demande, relève la banque UBS dans son étude annuelle sur l'immobilier de luxe.


© Keystone

Les prix des biens immobiliers de luxe se sont inscrits en forte croissance l'année dernière en Suisse. Loin de refreiner l'appétit des plus riches pour les propriétés d'exception, la pandémie a déclenché un boom de la demande, relève la banque UBS dans son étude annuelle sur l'immobilier de luxe.

«En 2020, l'augmentation de la demande dans le segment du luxe a fait grimper les prix de 9% – soit nettement plus que la moyenne de 4,4% enregistrée sur le marché suisse des logements en propriété», explique Katharina Hofer, experte immobilière chez UBS.

L'année dernière, le nombre de transactions a augmenté de plus de moitié comparé à l'année d'avant. Il se situe ainsi environ au triple de sa moyenne sur cinq ans.

La banque explique cette explosion de la demande par l'évolution positive des marchés financiers: l'enrichissement des acheteurs de propriétés de luxe a profité au marché de l'immobilier de luxe. Au cours des dix dernières années, les prix des biens de luxe ont augmenté de plus d'un tiers en moyenne. Dans certaines communes, les valeurs ont même doublé. Dans un contexte économique incertain, le marché immobilier de luxe fait également figure de valeur refuge, relève la banque.

La demande de l'étranger a soutenu la hausse des prix, ce qu'UBS attribuent aux mesures de lutte contre la pandémie moins restrictives en Suisse qu'ailleurs. La France, l'Italie ou la Grande-Bretagne, pays d'où provient la majeure partie de la demande étrangère en biens de luxe suisses, ont imposé à leurs habitants des mesures plus restrictives pour endiguer la propagation du coronavirus.

Genève attire les plus riches

Dans les communes luxueuses des environs de Genève, les prix ont grimpé d'environ 16% en moyenne en l'espace d'un an. La commune genevoise de Cologny reste la plus chère sur le marché suisse de l'immobilier de luxe. Dans le segment de prix supérieur, on y trouve des logements en propriété à partir de 36'000 francs le m2. Pour une villa de 400 m2, il faut donc tabler sur un prix d'achat dépassant les 14 millions de francs, note la banque dans son étude.

L'immobilier de luxe dans les communes de montagne a également augmenté de 10%, Gstaad s'illustrant comme l'une des communes les plus chères sur ce segment, avec un prix au m2 de plus de 30'000 francs relativement courant. En Haute Engadine, le prix à l'achat démarre à un niveau à peine moindre.

En revanche, autour du lac de Zurich et en Suisse centrale, la hausse des prix a été plus modérée, à 6% de moyenne.

Les moteurs actuels de la demande resteront d'actualité au second semestre, sur fond de reprise de l'économie. «Par conséquent, on peut continuer à tabler sur un nombre de transactions supérieur à la moyenne et sur des augmentations locales des prix, même si la dynamique s'affaiblit», écrit UBS. Au-delà de l'année en cours, la demande potentielle restera plus élevée qu'avant la pandémie du coronavirus, soutenant ainsi le niveau des prix.

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