Grimentz entre en force dans l’immobilier de luxe alpin

AWP

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La station valaisanne pointe à la 7e place du classement Naef Prestige Knight Frank. Gstaad se distingue en étant la station la plus chère au mètre carré.

Les stations de ski suisses ont été détrônées par des concurrentes françaises, selon la 11e édition de l’étude Naef Prestige Knight Frank des propriétés de luxe dans les principales destinations alpines de ski. Grimentz, dans le Val d’Anniviers, arrive toutefois à se distinguer pour sa première année dans le classement.

L’indice suit l’évolution du prix d’un chalet de quatre chambres situé dans 18 stations des Alpes françaises et suisses, selon le communiqué paru lundi.

Val d’Isère se hisse désormais à la première place, les prix de l’immobilier haut de gamme enregistrant une hausse de 2,9%. «Cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large - une scission entre les stations françaises et suisses - les six premiers rangs sont occupés cette année par des stations françaises, la plupart situées dans les Trois Vallées», note l’étude. L’avance de Val d’Isère s’explique par un déséquilibre entre l’offre et la demande. Chamonix et Courchevel sont aussi bien classés.

Le village de Grimentz (7e), en Valais, se distingue avec une progression de 2%. Il a vu «l’activité commerciale et les prix se raffermir», principalement en raison de sa valeur relative comparée aux autres stations voisines. Verbier enregistre une hausse de 1,5% et St Moritz de 1%. Suivent ensuite Klosters (+0,8%), Gstaad (+0,6%), Zermatt (+0,5%), Villars (+0,4%), Davos et Crans-Montana (stables).

Pour Verbier (+1,5%) et Villars (+0,4%), la saison 2018/19 a été mitigée. Verbier a connu une forte activité commerciale, mais limitée à la fourchette de prix de 1 à 3 millions de francs. Villars, sans doute la meilleure station suisse tout au long de l’année, connaît une pause «après une forte croissance de 6% l’an dernier», selon le communiqué.

L’étude Naef Prestige Knight Frank souligne que, dans le contexte des taux d’intérêt négatifs, des résidents ultrafortunés «considèrent de plus près la propriété comme un moyen de préserver leur patrimoine et de leur assurer potentiellement un rendement brut d’environ 2,5%».

Gstaad, station la plus chère au mètre carré

Le prix au mètre carré est loin d’être identique selon les stations. Ainsi, Gstaad, avec une large majorité de résidences principales, caracole en tête (environ 34’500 francs/mètre carré). Les ventes supérieures à 20 millions de francs ne sont pas rares. Grimentz, dont l’essentiel du parc immobilier est constitué de résidences secondaires, affiche des prix généralement inférieurs à 10’700 francs le mètre carré.

Les auteurs de l’étude font aussi remarquer que Gstaad, Villars, Crans-Montana, Verbier et St Moritz ont en commun d’abriter des écoles privées, ce qui en fait un élément moteur pour l’immobilier de luxe. «Cela signifie que les stations possèdent un important bassin de résidents permanents, non seulement les étudiants mais aussi leurs familles qui leur rendent visite, achètent ou louent souvent des résidences, ainsi que le personnel des écoles en général.»

Ils notent aussi le fait qu’avec l’arrivée de la 4G dans les Alpes suisses et la flexibilité croissante du travail, de plus en plus de Suisses retournent à la montagne et travaillent à domicile. Plus d’un millier d’emplois sont ainsi disponibles dans le seul canton du Valais.

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