UniCredit confirme 6’000 suppressions de postes en Italie

AWP

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Peu après cette annonce faite dans une lettre adressée aux syndicats, la ministre du Travail a indiqué avoir convoqué les dirigeants d’UniCredit vendredi.

La banque italienne UniCredit a confirmé lundi aux syndicats qu’elle entendait supprimer 6’000 emplois en Italie d’ici 2023. L’annonce a provoqué la colère de ces organisations.

Peu après cette annonce faite dans une lettre adressée aux syndicats, la ministre du Travail, Nunzia Catalfo, a indiqué avoir convoqué les dirigeants d’UniCredit vendredi. Vendredi doit aussi marquer le début des discussions entre la banque et les syndicats sur ces suppressions d’emplois et la fermeture de 450 agences dans la péninsule.

UniCredit avait annoncé en décembre, dans le cadre de son plan stratégique 2019-2023, un plan de 8’000 suppressions d’emplois, s’ajoutant aux 14’000 équivalents temps plein déjà supprimés depuis 2017. Les syndicats avaient évoqué alors s’attendre à entre 5’500 et 6’000 suppressions de postes dans la seule péninsule.

La banque entend trouver «des solutions partagées» avec les syndicats, comme des départs en retraite anticipée. «Dans le précédent plan, nous avons agi de manière socialement responsable et nous continuerons à le faire», avait assuré en décembre le patron d’UniCredit, Jean-Pierre Mustier.

La banque justifie ces suppressions d’emplois par la baisse de 55% des opérations aux guichets depuis 2016, en raison de la montée du numérique. UniCredit «continue à avoir une attitude inacceptable»: «Jean-Pierre Mustier se trompe quand il croit pouvoir nous imposer un plan (...) sans discuter des chiffres», a dénoncé le secrétaire du syndicat du secteur bancaire (Fabi), Lando Maria Sileoni.

«Nous répétons que pour deux éventuels départs devra correspondre au moins une embauche», a-t-il dit. Il a dénoncé «l’obsession de réduire les coûts», alors que ceux-ci ont atteint «9,9 milliards d’euros fin 2019, soit moins que l’objectif fixé de 10,6 milliards».

De surcroît, «UniCredit entend concentrer 70% des coupes sur le personnel et les agences en Italie, qui est pourtant la zone la plus rentable du groupe au niveau européen», a encore dit le syndicaliste.

Le secrétaire général du syndicat First Cisl, Riccardo Colombani, a lui fustigé cette saignée alors que la banque «annonce une hausse des dividendes aux actionnaires» et ce «même si ce sont les travailleurs qui, avec leurs efforts, ont permis à la banque de dépasser la crise et de renouer avec les bénéfices».

UniCredit a annoncé jeudi dernier qu’elle comptait se montrer plus généreuse avec ses actionnaires. Les sommes versées pourraient atteindre 50% du bénéfice net ajusté dès 2020, niveau que la banque avait dit, en décembre, viser pour 2023.

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