L’activité de Worldline chute de 9% au premier trimestre

Communiqué, Worldline

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Le chiffre d’affaires du groupe dirigé par Gilles Grapinet s’affiche à 1,08 milliard d’euros, en baisse de 9% à périmètre et taux de change constants.

Worldline a vu son activité chuter de 9% au premier trimestre en raison des restrictions sanitaires, une évolution anticipée selon le groupe de paiements électroniques qui compte sur un fort rebond dans la seconde partie de l’année.

Le chiffre d’affaires s’affiche à 1,08 milliard d’euros (1,20 milliard de francs), en baisse de 9% à périmètre et taux de change constants, et «reflète les mesures de confinement et de fermeture des magasins dans nos principaux marchés», explique le groupe dans un communiqué.

Toutefois, il a détecté un «fort rebond des volumes de transactions à la fin du trimestre en Allemagne et dans la plupart de (ses) pays», a déclaré lors d’une conférence le PDG du groupe, Gilles Grapinet.

Worldline maintient ses objectifs, soit un chiffre d’affaires stable ou légèrement négatif au premier semestre, puis en croissance à deux chiffres au second, pour un exercice complet à +5% à données constantes.

Dans le détail, sur le trimestre, le chiffre d’affaires des services aux commerçants (principale activité du groupe) a baissé de 8,7%, l’activité de terminaux de paiements (qui fait l’objet cette année d’une revue stratégique pour une éventuelle cession) a diminué de 16,5%, et les services financiers (moins sensibles au commerce physique) ont fléchi de 2,4%.

L’ancienne filiale d’Atos, qui a acquis Ingenico l’année dernière, dit avoir avancé dans l’intégration de son ancien concurrent et «sécurisé deux tiers des 66 millions d’euros de synergies prévues en 2021».

«Un certain nombre de banques européennes ont engagé des processus de cession pure et simple pour leur activité de paiements ou de recherche de partenaires pour renforcer leur capacité de développement et de croissance», a également relevé M. Grapinet.

«On observe ces opportunités sur le marché qui reflètent les conséquences de la consolidation considérable qui s’est produite ces dernières années dans notre industrie. La taille critique pour exercer ce métier en Europe a été multipliée par 3 ou 4. C’est très positif pour nos perspectives à court et moyen terme», a-t-il ajouté.

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