HSBC Suisse a fortement réduit sa perte en 2018

AWP

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L’entité helvétique du géant bancaire a subi une perte avant impôts de 77 millions de dollars, contre -184 millions l’exercice précédent.

HSBC Suisse est resté ancré dans les chiffres rouges en 2018. L’entité helvétique du géant bancaire a subi une perte avant impôts de 77 millions de dollars (presque autant en francs), contre -184 millions l’exercice précédent, selon le rapport annuel publié mardi par le groupe britannique.

Principale activité, la gestion de fortune a redressé la barre, sans toutefois sortir de la zone déficitaire. La division Global Private Banking a bouclé en Suisse sur une perte avant impôts de 100 millions de dollars, presque divisée par deux sur un an.

Les autres divisions n’ont généré que des pertes limitées (-1 million pour Retail Banking and Wealth Management et Commercial Banking) ou de maigres bénéfices (5 millions pour Commercial Banking).

Seule exception, l’unité administrative Corporate Centre a multiplié son résultat avant impôts par dix, à 20 millions de dollars.

A fin décembre, HSBC dénombrait en Suisse des dépôts clients pour une valeur de 6,32 milliards de dollars, montant en recul de 22,7%.

Au niveau des litiges, HSBC Private Bank (Suisse), parmi d’autres sociétés du groupe, est sous enquête aux Etats-Unis, en Belgique, en Argentine, en Inde et en Espagne pour des faits présumés de fraude ou évasion fiscale, rappelle le rapport.

Ces procédures sont liées aux informations dérobées par Hervé Falciani. Condamné en 2015 par le Tribunal fédéral pour espionnage économique, l’ex-informaticien est toujours en fuite à l’étranger, en Espagne. Le Franco-Italien a collaboré avec les autorités fiscales de différents pays, dont la France, l’Espagne et la Belgique.

Par ailleurs, le groupe HSBC est toujours sous investigation en Suisse, dans l’Union européenne, au Brésil et en Afrique du Sud au sujet de certaines activités de négoce et sur le marché des changes.

La banque assure collaborer les autorités dans le cadre de ces procédures.

Après des années de turbulences causées par l’affaire Falciani, le groupe a revu sa stratégie pour la gestion de fortune, se concentrant sur une vingtaine de pays et sur les clients riches (5 millions à investir) et ultra-riches (50 millions).

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