BlackRock a enregistré un record de nouveaux fonds en 2019

AWP

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Les actifs sous gestion ont bondi de 24,3% à 7’429 milliards de dollars. Le bénéfice net annuel a augmenté de 4% à 4,48 milliards.

BlackRock, premier gestionnaire d’actifs au monde, a terminé l’année 2019 à vive allure, enregistrant un afflux record d’argent frais à gérer, ce qui lui a permis d’enregistrer une solide performance financière.

Le groupe dirigé par l’ancien trader Larry Fink a attiré 429 milliards de dollars de liquidités l’année dernière, un record, lui permettant ainsi de faire grimper le volume de ses actifs sous gestion à 7’429 milliards de dollars, en hausse de 24,3%, a-t-il indiqué dans un communiqué.

«Les clients se tournent de plus en plus vers BlackRock comme un partenaire stratégique, pas seulement pour leur proposer des produits mais globalement pour une direction sur les problématiques macro-économiques et géopolitiques», a expliqué M. Fink, cité dans le communiqué.

L’argent nouvellement investi auprès de BlackRock est aussi massivement dirigé vers les fonds cotés en Bourse (Exchange Traded Funds, ETF), aux frais moins élevés puisqu’ils ne nécessitent pas de gestion active. Ils suivent en général l’évolution d’un indice ou d’un groupe particulier d’actifs.

BlackRock a été un des grands bénéficiaires de la flambée des marchés financiers américains l’an dernier, ce qui s’est matérialisé par une hausse des frais de gestion.

Le chiffre d’affaires annuel a, par conséquent, augmenté de 2,4%, à 14,54 milliards de dollars, pour un bénéfice net de 4,48 milliards de dollars, en hausse de 4%.

Au seul quatrième trimestre, les recettes se sont élevées à 3,98 milliards de dollars, en augmentation de 15,8%, et le résultat net à 1,3 milliard, en hausse de 40,3% sur un an.

M. Fink a, par ailleurs, continué à défendre mercredi les engagements pris la veille par la société d’investir dans les sociétés soucieuses du développement durable et de réduire ses participations dans celles générant plus de 25% de leur chiffre d’affaires à partir de la production de charbon thermique.

«C’est un exemple supplémentaire de BlackRock pour aider nos clients à constituer des portefeuilles (d’investissements) leur permettant de profiter des opportunités qui se présentent tout en gérant au mieux les risques», a justifié le dirigeant.

BlackRock est sous la pression d’ONG de défense de l’environnement, qui l’accusent de double jeu sur les questions liées au climat.

La société, une des plus puissantes à Wall Street, gère l’argent que lui confient entre autres des municipalités, des fonds de pension, des fonds d’investissements et des gouvernements.

Elle est ainsi présente au capital de sociétés à travers le monde et peut, par conséquent, influencer leur stratégie.

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