Veraison monte au capital de Comet

AWP

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Les investisseurs zurichois veulent dans la foulée imposer leur candidat Heinz Kundert au poste de président du spécialiste des rayons X.

Le fonds d’investissement Veraison a augmenté sa participation dans Comet à 10,04%, contre 8,7% précédemment, a-t-il annoncé mardi. Les investisseurs zurichois veulent dans la foulée imposer leur candidat Heinz Kundert au poste de président du spécialiste des rayons X. Le conseil d’administration examinera les demandes de Veraison, a-t-il réagi dans l’après-midi.

Veraison, qui devient ainsi l’un des actionnaires de référence du groupe fribourgeois, avait récemment contesté le candidat de Comet au poste de président du conseil d’administration, Christoph Kutter. L’assemblée générale du 25 avril devra nommer un nouveau responsable de l’organe de surveillance.

«Comet a subi plusieurs revers en 2018. Il faut renforcer l’entreprise dans l’intérêt de tous les actionnaires», a estimé Veraison dans un communiqué. Le fonds a estimé que son candidat M. Kundert dispose des compétences nécessaires pour redresser la barre.

Le fonds activiste veut également changer certaines modalités des assemblées générales. La participation dans l’entreprise doit notamment être ramenée à 5% du capital-actions, contre 10% actuellement, pour appeler à une réunion des actionnaires et à 3% pour inscrire un point à l’ordre du jour.

Début décembre, le conseil d’administration avait annoncé proposer la nomination de l’allemand Christoph Kutter à la présidence du conseil d’administration. Il s’agit de régler une question de succession après le départ, en avril 2019, de l’actuel président Hans Hess, qui est également le président de la faîtière Swissmem, avait précisé Comet à l’époque.

M. Kutter est physicien et il est directeur depuis 2012 de l’institut EMFT à Munich. Il est aussi professeur à l’Université de l’armée allemande à Munich. Il jouit de 17 années d’expérience dans la branche des semi-conducteurs.

Environnement économique difficile

L’environnement économique est difficile pour Comet. L’an dernier, la société de Flamatt a dû à deux reprises réduire ses prévisions pour les résultats 2018, mettant notamment en avant la baisse de la demande des clients de l’industrie des semi-conducteurs et des problèmes liés à la technologie Ebeam.

Cette situation délicate s’est reflétée dans le cours de l’action. Ce dernier était encore de près de 169 francs en février 2018. Peu avant Noël, le titre valait moins de 75 francs. Mardi vers 15h40, l’action gagnait 1,2% à 89,65 francs, dans un SPI en hausse de 1,5%.

Les analystes de Baader Helvea estiment que l’entreprise pourrait se repositionner avec M. Kundert. Ce repositionnement pourrait notamment comprendre la vente des affaires dans les rayons X, dont l’évolution est inférieure à la moyenne. Ils mettent aussi en avant la tendance à faiblir de l’industrie mondiale des semi-conducteurs. Les perspectives pour 2019 sont tout sauf roses, selon ces experts.