Pétrole: les attaques ont plombé la production de l’Opep en septembre

AWP

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La production saoudienne a plongé de 1,28 million de barils par jour, à 8,564 millions.

L’organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a enregistré un fort recul de sa production au mois de septembre, dû principalement à une chute de la production de l’Arabie saoudite provoquée par une attaque, selon son rapport mensuel publié jeudi.

L’Opep a ainsi vu sa production baisser à 28,491 millions de barils par jours (mbj), soit un recul de 1,318 million de barils par jour, sous l’impact de la chute de la production saoudienne. Celle-ci a plongé de 1,28 million de barils par jour, à 8,564 mbj, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport.

La part de l’Opep dans la production mondiale, sur cette période, a reculé de 0,8%, à 29,3%.

La production de pétrole de l’Arabie saoudite, le plus gros exportateur mondial d’or noir, avait été brutalement réduite après des attaques revendiquées par les rebelles Houthis du Yémen mi-septembre, provoquant des incendies dans deux sites du géant Aramco. L’Arabie saoudite a affirmé depuis avoir pleinement retrouvé sa capacité de production antérieure à l’attaque.

Par ailleurs, l’Opep a de nouveau revu à la baisse ses prévisions de croissance de la demande pour 2019. Dans le détail, l’organisation a ainsi abaissé à 0,98 mbj sa prévision de progression de la demande de pétrole cette année (-0,04 mbj par rapport à la précédente estimation).

Au mois de septembre, elle avait déjà fait fléchir ses prévisions.

En effet, précise le rapport, un troisième trimestre revu à la hausse grâce à la forte croissance de la demande saoudienne ne permet pas de compenser une demande moins forte que prévu au premier semestre.

En 2019, la demande dans les pays de l’OCDE a été revue à la baisse (-0,05 mbj), en raison notamment de besoins moins importants que prévu en diesel et en essence aux Etats-Unis.

A l’inverse, «dans la région non-OCDE, la croissance de la demande est légèrement révisée à la hausse en 2019, portée principalement par des données meilleures qu’attendu au Moyen-Orient», précise le document.

L’organisation a maintenu inchangée son estimation de croissance de la demande pour 2020, à 1,08 mbj.