One swiss bank

Nicolette de Joncaire

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De la fusion de GS Banque et de Banca Arner nait une marque fortement différenciée. Entretien avec Grégoire Pennone.

S’il n’y en avait qu’une, serait-ce celle-là? One swiss bank, un nom ambitieux et moderne pour une banque privée qui veut s’adresser à une nouvelle génération d’entrepreneurs: ceux qui espèrent davantage de leur banquier que la conservation et la transmission mécanisées de leur patrimoine. «Les écoles de management ont déshumanisé notre métier. La marchandisation des services bancaires à la fortune privée ne répond plus aux attentes», affirme Grégoire Pennone qui assurera la direction générale de la nouvelle entité. 

One swiss bank: un beau nom qui en dit long. Comment est-il né?

Il est d’abord né d’un travail sur les valeurs que GS Banque avait en commun avec Banca Arner, l’agilité, l’esprit d’entreprise, l’authenticité et l’enthousiasme. Un point de rencontre pour toucher une classe d’entrepreneurs qui ne se retrouve pas toujours dans l’image plus traditionnelle que véhicule encore le terme de «banque privée». Nous avons voulu nous affranchir de nos identités précédentes sans chercher à associer les noms originels. Pour y réussir, ont été recueillies les suggestions des associés et des collaborateurs dans une logique participative : en tout une trentaine dont certaines assez originales. En est ressorti le mot ONE, dans un esprit d’unité et de communion avec les clients. Le choix final s’est porté sur une marque qui évite les fausses promesses et affirme ce que nous sommes. 

«Nous faisons évoluer nos thématiques
pour qu’elles ressemblent à nos clients, pas le contraire.»
Pour la définition de cette nouvelle identité, vous avez fait appel au Zooo de Loyco. Pour quelles raisons?

Loyco comprend et applique la stratégie du one-stop shop que nous cherchions à implémenter. Gregory Chollet et son équipe, ont été capables de définir une véritable stratégie de marketing ce qui reste rare dans un univers bancaire où se déploient plus volontiers des stratégies de vente que de marketing. 

Derrière cette marque, qu’entendez-vous développer?

Des solutions de placement innovantes en phase avec les passions du client. Au-delà de la performance, chacun veut investir sur ce qui lui tient à cœur, ses convictions ou ses passions. Il existe bien évidemment des tendances – la finance durable ou l’investissement direct sous forme de private equity en sont deux exemples. Mais chaque client est particulier et c’est à cette spécificité que nous nous attachons dans un esprit participatif. La banque privée est une banque de services pas une banque de produits où le client oriente et la banque apporte son savoir-faire et exécute. Nous faisons évoluer nos thématiques pour qu’elles ressemblent à nos clients, pas le contraire. 

N’est-ce pas couteux, surtout pour une petite banque?

Pas nécessairement. J’évoquais plus haut que l’une de nos valeurs est l’esprit d’entreprise. Qui, à nos yeux, signifie de savoir trouver des solutions simples pour arriver au bon résultat. C’est là que notre philosophie de confiance en nos collaborateurs prend tout son sens. Elle ne nous évite pas toutes les erreurs mais l’esprit d’entreprise qui anime nos équipes est source d’efficience à moindre coût. Une petite banque est limitée dans ses ressources mais ne supporte pas l’énorme poids que portent les établissements plus considérables. Son agilité, une autre de nos valeurs, n’en est que plus grande. 

«Aux gérants-tiers, nous offrons des solutions d’une grande rapidité.»
Qui sont vos clients?

One swiss bank travaille sur trois lignes de métier: le Wealth Management, l’Asset Management et l’Asset Services qui est dédiée aux intermédiaires financiers tels que les gérants de fortune indépendants. Le Wealth Management s’adresse à des clients de toutes tailles qui ne sont jamais trop petits pour que la plus grande attention leur soit portée. Un quart de nos clients sont des résidents suisses, le reste est réparti entre l’Europe de l’Est, le Moyen-Orient et l’Amérique du Sud. Aux gérants-tiers, nous offrons des solutions d’une grande rapidité. Pour ne citer qu’un exemple, nous savons leur donner en 24 heures une décision de principe sur une nouvelle entrée en relation. Peu de banques en sont capables. 

GS Banque vient de fusionner avec Banca Arner. Avez-vous d’autres projets de croissance externe en vue?

Oui, nous gardons une approche pragmatique avec une optique de croissance externe. Pour nous une fusion, une acquisition ou un partenariat est un accélérateur et non un point de rupture. Nous souhaitons mener à une autre opération dans les dix-huit prochains mois. 

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