Wall Street ouvre en baisse, crispée par la hausse du pétrole

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Vers 16h05, le Nasdaq décroche de 1,10%, l’indicateur élargi S&P 500 lâche 0,45% et le Dow Jones fléchit de 0,09%.

La Bourse de New York évoluait dans le rouge mardi, pénalisée par l’impasse diplomatique au Moyen-Orient et le regain de tensions dans la région. Ces dernières alimentent la hausse des prix du pétrole et celle des taux obligataires.

Vers 16h05, l’indice Nasdaq perdait 1,10%, l’indicateur élargi S&P 500 lâchait 0,45% et le Dow Jones reculait de 0,09%. «Les cours du pétrole et les rendements des bons du Trésor sont en hausse en raison de l’escalade des tensions au Moyen-Orient», ce qui pèse sur les principaux indices de la place américaine, résument les analystes de Briefing.com.

Donald Trump a affirmé mardi sur son réseau Truth Social qu’aucune discussion avec l’Iran n’avait lieu en ce moment, ni n’était prévue, assurant que le blocus imposé aux ports iraniens restait en place. Le président américain avait aussi menacé la veille de bombarder Oman si le pays se mettait «en travers» d’un accord sur le détroit d’Ormuz. «Le trafic maritime reste très faible» dans ce passage crucial pour le commerce mondial d’hydrocarbures «et le prix du Brent (référence internationale de brut, ndlr) supérieur à 90 dollars freine la prise de risque» sur le marché boursier, note auprès de l’AFP Jack Ablin, du cabinet Cresset.

Autre élément baissier pour les actions: les rendements des emprunts de l’Etat américain poursuivent leur ascension. L’échéance à trente ans continue de flirter avec des niveaux plus vus depuis 2007, autour de 5,31%. Le dix ans reste stable par rapport à la veille, à 4,72%, mais s’établissait autour de 3,94% avant les premières frappes israélo-américaines sur l’Iran.

«Cette hausse (des taux obligataires) s’explique par l’envolée continue de l’endettement américain et par la crainte que la progression des prix du pétrole ne ravive l’inflation «, observe David Morrison, analyste chez Trade Nation. Dans ce contexte, les investisseurs demandent des rendements plus élevés pour compenser les hausses de prix, qui érodent dans la durée la valeur de leur capital prêté.

Côté indicateurs, le marché a mal réagi mardi à la chute plus marquée qu’attendu des mises en chantier en juillet aux Etats-Unis, souligne M. Ablin. Les regards se tourneront mercredi vers la publication du compte-rendu («minutes») de la dernière réunion de la Réserve fédérale (Fed), qui pourrait donner quelques indices sur le futur de la politique monétaire de l’institution.

Un statu quo reste largement anticipé par les marchés lors de la prochaine réunion, en septembre. Au tableau des valeurs, la chaîne américaine de magasins de bricolage Home Depot (+0,36% à 339,08 dollars) évoluait dans le vert après avoir partagé des résultats meilleurs qu’attendu au deuxième trimestre.

Les géants de la distribution Target et Walmart doivent publier leur bilan financier, respectivement, mercredi et jeudi. Le spécialiste suédois des services financiers Klarna (-19,50% à 15,71 dollars) dégringolait, pâtissant notamment de prévisions annuelles actualisées inférieures aux attentes des analystes.

L’application d’apprentissage de langues Duolingo (+5,77% à 137,66 dollars) était recherchée après une réévaluation à la hausse de son titre par la banque d’investissement D.A. Davidson. La «big tech» américaine était à la peine, à l’image de Meta (-3,71%), Nvidia (-2,25%), Amazon (-1,11%) ou Alphabet (-0,69%).

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