Les marchés européens portés par la croissance en zone euro

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Milan (+1,29%) est hissé par Prysmian (+4,49%). Paris (+0,92%) se rapproche du seuil des 8500 points. Francfort progresse de 0,58%, malgré l’effondrement d’Adidas (-11,52%).

Le Nasdaq (+2,25%), comme le reste de Wall Street et les bourses de la zone euro affichent jeudi un moral au beau fixe, portées par le ralentissement de l’inflation aux Etats-Unis et la croissance en Europe.

Les marchés oubliaient -au moins un jour - les mises en garde des banques centrales et les doutes sur la rentabilité de l’intelligence artificielle (IA), qui ont encore plombé Meta et l’ensemble de l’Asie.

Vers 16H00 GMT, le Nasdaq bondissait (+2,25%) plus fort que le S&P 500 (+1,08%) et le Dow Jones suivait à petites foulées (+0,62%).

Après publication, les investisseurs s’arrachaient les actions de Microsoft (+15,16%), qui a calmé la plus grande préoccupation des marchés du moment, en parlant de la maîtrise de ses investissements dans l’IA.

Inversement, Meta reculait (-9%) à cause de sa rentabilité affaiblie par des dépenses massives dans le développement de la puissance de calcul de l’IA, le grand souci des détenteurs de capitaux.

«On constate que ce thème de l’IA continue à perturber le marché. Les investisseurs y croient encore. Mais les marchés font de plus en plus de distinction. Ce n’est plus unidirectionnel», résume Peter Vanden Houte d’ING, joint par l’AFP.

Outre les résultats, les investisseurs américains ont intégré un ralentissement de l’inflation aux Etats-Unis à 3,7% sur un an en juin, conforme aux attentes des analystes.

La veille, la Réserve fédérale avait laissé son taux inchangé, malgré le vote de trois membres du comité monétaire en faveur d’un resserrement monétaire face à la hausse des prix.

En revanche, la croissance n’a été que de 1,5% au deuxième trimestre en rythme annualisé, contre 2,1% au trimestre précédent, en raison de la guerre au Moyen-Orient. Les analystes avaient anticipé 1,8%, selon le consensus publié par MarketWatch.

«La demande domestique reste soutenue aux Etats-Unis», observe Peter Vanden Houte.

En Europe, la zone euro a renoué avec la croissance au deuxième trimestre (+0,4% d’avril à juin). Les grandes économies de la zone euro ont confirmé cette résilience face à la hausse des prix de l’énergie depuis mars (Allemagne +0,2%, France +0,2%, Italie +0,2%, Espagne +0,7%).

«Les résultats d’entreprises ont été positifs surtout les banques, Société Générale, BBVA, ING», ajoute l’analyste d’ING.

A la clôture, la Bourse de Milan (+1,29%) était tirée par Prysmian (équipements électroniques, +4,49%).

A Paris, le CAC 40 (+0,92%) se rapprochait du seuil des 8500 points, soutenu par Schneider Electric (+10,83%)%) qui a relevé ses perspectives annuelles et par Bouygues (+7,13%) qui a enregistré un bond de 66% de son bénéfice net.

Stellantis perdait en revanche 4,31% après la publication de ses résultats confirmant pourtant son retour dans le vert au 2e trimestre.

La place de Francfort prenait 0,58%, malgré l’effondrement d’Adidas (-11,52%). L’équipementier sportif a publié un bénéfice opérationnel inférieur aux attentes au deuxième trimestre, lesté par un surplus de dépenses marketing engagées autour de la Coupe du monde de football.

Seule Londres a finalement terminé en baisse (-0,20%) emportée par la chute de Rentokil (dératiseur, recul de plus de 20%) en raison d’un ralentissement aux Etats-Unis, un marché clé.

Espoir de médiation au Moyen-Orient

Outre la croissance, les Bourses de la zone euro n’ont pu être qu’encouragées par le recul des prix du pétrole, avec de nouveau l’espoir d’une médiation pakistanaise dans le conflit au Moyen-Orient.

Vers 16H30 GMT, le prix du baril de Brent reculait (-1,02%) à 89.81 dollars, tout comme le WTI américain (-0,46% à 84,07 dollars).

L’inconnu des taux

Après la Réserve fédérale la veille, la Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur inchangé (à 3,75%) mais a mis en garde sur les effets de la guerre.

Les taux restaient élevés sur les marchés obligataires. Le taux d’emprunt américain à 30 ans a même touché un sommet depuis 2007 à 5,23%.

Une détente a été observée en fin de journée.

Les bons du Trésor à dix ans affichaient un rendement de 4,65% contre près de 4,68% la veille.

La stabilité était de mise en Allemagne (un peu plus de 3,15% contre moins de 3,16% la veille). Les taux reculaient en France (moins de 3,94% contre moins de 3,96% la veille).

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