Matières premières: l’or et le nickel ébranlés, le cacao stable

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Vers 14h20, l’once d’or (31,1 g) s’échange à Londres à 4'204,44 dollars, contre 4'328,45 dollar à la clôture la semaine passée.

Le prix de l’or a baissé cette semaine, d’abord plongeant avec la perspective que la Réserve fédérale américaine (Fed) relève ses taux, avant de remonter un peu en raison de l’annonce jeudi par Donald Trump de l’imminence de la signature d’un accord avec l’Iran.

Dans le sillage de l’envolée de la facture énergétique avec le conflit au Moyen-Orient, l’indice des prix à la consommation (CPI) en mai aux Etats-Unis dévoilé mercredi a grimpé comme prévu à 4,2% sur un an, au plus haut depuis trois ans, et celui côté producteurs (PPI) publié jeudi a bondi plus que prévu sur le même mois, à 6,5%.

Ces données, qui s’ajoutent à de bons chiffres sur l’emploi américain vendredi dernier, ont conforté les paris sur une hausse des taux directeurs de la Fed, ce qui tend à soutenir le dollar et les rendements des obligations américaines, considérés comme des valeurs refuges concurrente du métal jaune.

«La relation inverse entre les prix du pétrole et de l’or, observée depuis le début de la guerre en Iran, s’est rompue: ces dernières semaines, le prix de l’or a chuté alors même que ceux du pétrole diminuaient», constate Barbara Lambrecht, analyste chez Commerzbank.

Le métal jaune a perdu jusqu’à 10% de sa valeur entre l’ouverture de séance vendredi dernier et son plus bas depuis novembre 2025 atteint jeudi, à 4'024,01 dollars.

Il a depuis regagné environ 4,7%, après que le président américain a évoqué jeudi la signature dès «ce week-end» d’un accord auquel Téhéran doit encore donner son aval.

S’il se matérialise, cet accord pourrait «contribuer à atténuer les pressions inflationnistes grâce à la baisse des prix de l’énergie» et «permettre aux investisseurs de se recentrer sur des facteurs porteurs (pour le cours de l’or, ndlr), comme les préoccupations liées à la dette publique», résume Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Vendredi, vers 14h20 à Paris, l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à Londres à 4'204,44 dollars, contre 4'328,45 dollar à la clôture la semaine passée.

Le nickel plombé

Le cours du nickel est tombé cette semaine avec la perspective d’une politique indonésienne plus accommodante sur ses quotas de production miniers.

L’Indonésie, de très loin le premier producteur mondial, avait renforcé en début d’année l’encadrement de son secteur minier avec un quota d’extraction de minerai de nickel (RKAB) pour 2026 fixé à un niveau nettement inférieur à celui de 2025.

«Il y a quelques jours toutefois, le ministre des Mines (...) a souligné que les quotas miniers pourraient être relevés de nouveau si les prix étaient suffisamment élevés», explique Thu Lan Nguyen, analyste chez Commerzbank.

Cela suggère «que le gouvernement indonésien est loin de viser une nouvelle flambée du prix du nickel» qui profiterait en fin de compte également aux concurrents hors d’Indonésie, explique l’analyste.

En fin de semaine, le nickel a légèrement compensé ce mouvement, porté par une tendance commune aux métaux industriels (comme le cuivre et l’aluminium) qui profitent des espoirs de paix au Moyen-Orient.

En effet, un accord entre l’Iran et les Etats-Unis laisserait entrevoir une amélioration de la perspective économique mondiale et une demande de métaux plus importante.

Sur le LME vendredi, la tonne de nickel pour livraison dans trois mois s’échangeait à 17'790 dollars, contre 18'581 dollars à la clôture une semaine plus tôt.

Le cacao rassuré

Les cours du cacao s’affichent à un niveau similaire à celui de la semaine passée, mais en ayant démarré un peu plus haut lundi avant de s’affaisser au fur et à mesure.

En effet, la crainte des effets du phénomène climatique naturel El Niño sur les récoltes de l’Afrique de l’Ouest (principale région productrice du monde) s’est estompée avec des informations plus favorables.

El Niño, qui a déjà débuté selon l’agence américaine NOAA et atteindra son pic en fin d’année, peut provoquer ou intensifier les épisodes de sécheresses ou de pluies diluviennes selon les régions.

Mais «les informations font état de bonnes conditions pour la culture du cacao en Afrique de l’Ouest, aussi bien de la part des services météorologiques que des planteurs interrogés en Côte d’Ivoire», souligne Mark Bowman, d’ADM Investor Services.

«Il n’y a pour l’instant aucune plainte concernant un excès de pluie» et les arrivées de sacs de fèves de cacao dans les ports ivoiriens (qui sont un indicateur pour les exportations) «ont été soutenues la semaine dernière», précise l’analyste.

La tonne de cacao négociée à New York pour livraison en septembre évoluait à 3'818 dollars, contre 3'762 dollars la semaine dernière à la clôture.

A Londres, la tonne de cacao pour livraison le même mois valait 2'866 livres vendredi, contre 2'877 livres une semaine plus tôt en fin de séance.

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