L’Asset Management Day 2026 a été marqué par un important changement de direction au sein de l’Asset Management Association Switzerland (AMAS): après six années, Iwan Deplazes a symboliquement transmis la présidence de l’AMAS à André Müller-Wegner au moyen d’une clé, après que ce dernier eut été élu nouveau président par l’Assemblée générale le matin même. Devant plus de 300 invités réunis au Bellevue Palace à Berne, les deux intervenants ont souligné l’importance centrale d’une place financière suisse compétitive ainsi que le rôle de l’asset management pour l’innovation, la prévoyance et la prospérité à long terme.
Avec cette remise symbolique sur scène lors de l’Asset Management Day à Berne, l’AMAS a officiellement acté le changement à sa tête. André Müller-Wegner, Head of Client Coverage et Head Switzerland chez UBS Asset Management, succède à Iwan Deplazes, qui a marqué l’AMAS durant six années et qui continuera à siéger au sein du Conseil d’administration.
«L’asset management a une véritable raison d’être: nous investissons l’argent d’aujourd’hui pour les générations futures», a déclaré André Müller-Wegner dans son premier discours en tant que nouveau président de l’AMAS. Selon lui, le secteur contribue de manière déterminante à la stabilité du deuxième pilier, à la capacité d’innovation de l’économie et à la prospérité de long terme de la Suisse. «La Suisse devrait reconnaître avec confiance qu’une place financière forte est stratégiquement importante pour l’ensemble de l’économie.»
Müller-Wegner a également souligné l’importance de conditions-cadres compétitives et d’une place financière ouverte sur l’international. «Les capitaux bougent. Les talents bougent. Les affaires bougent. La compétitivité n’est donc jamais théorique.» La Suisse doit continuer à renforcer sa position comme centre de production et de distribution pour l’asset management — notamment dans les private markets et les solutions d’investissement sophistiquées.
Iwan Deplazes: «L’asset management suisse reste solide — mais les défis augmentent». Dans son discours d’ouverture, Iwan Deplazes a dressé un bilan positif du développement du secteur suisse de l’asset management ainsi que de ses six années de présidence de l’AMAS. «C’est une industrie qui est devenue plus forte, plus confiante, plus unie — et aussi plus importante pour la Suisse», a-t-il déclaré. L’asset management investit l’épargne de millions de personnes, finance l’innovation et les infrastructures et contribue à la sécurité de la prévoyance vieillesse.
Se référant à la nouvelle Asset Management Study 2026, Deplazes a souligné que les actifs sous gestion en Suisse ont désormais atteint près de 3,8 billions de francs et que la Suisse a consolidé sa position de troisième centre européen de gestion d’actifs. Il a toutefois mis en garde contre une pression concurrentielle croissante, une complexité réglementaire accrue et une dépendance excessive de la croissance du secteur à l’évolution des marchés financiers. «Le succès d’aujourd’hui ne garantit pas automatiquement la compétitivité de demain», a déclaré Deplazes. Selon lui, un meilleur accès aux marchés internationaux, des investissements dans la technologie et la productivité ainsi que des conditions-cadres compétitives sont essentiels.
Deplazes a également évoqué les pressions politiques croissantes sur la place financière — notamment à travers l’initiative sur la place financière, les discussions autour d’un durcissement de la Lex Koller ou encore certaines initiatives en matière de politique du logement visant les investisseurs institutionnels.